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Archives de Tag: cinéma

 

 

 

 

 

Au cours de ses voyages en Polynésie, le capitaine Cook, étonné du nombre de choses auxquelles il était défendu de toucher et qu’on disait Taboo, emprunta le mot au langage local et le lança, à son retour, dans l’Europe cultivée du XVIIIe siècle. Il fut remis à la mode avant la Deuxième Guerre mondiale par le film Tabou dont l’action principale se passe à Tahiti et qui demeure un des classiques du cinéma international. Son auteur, le cinéaste allemand Frederic Murnau trouva la mort en se rendant un soir de mars 1931 à la générale de son film. Peut-être qu’en s’obstinant, malgré les avertissements et la répugnance des acteurs indigènes, à en tourner quelques séquences sur un îlot notoirement tabou( » Motu Tapu » sur le lagon de Bora-Bora aux îles Sous-le-vent) et  en choisissant imprudemment ce titre, il avait tenté le sort.

Le Mana p 139 Bob Putigny Editions Avant et Après (chapitre Les Ariori)

L’histoire vraie que retrace 12 Years a slave

Il y a encore beaucoup de films à faire sur l’esclavage. Non pas que ce soit une obligation morale. Mais il s’agit d’histoires très prenantes, très fortes, voilà pourquoi il faut les raconter.

3 films et je les ai aimé tous les 3. Hunger, Shame et 12 years a slave. C’est la deuxième fois que je tombe amoureuse d’une oeuvre et de son créateur. Mahmoud Darwish d’abord. J’ai dévoré 3 de ses livres  lors d’un trajet Paris Guadeloupe. L’émotion que j’ai ressentie était tellement forte, tellement réelle… J’avais vu auparavant un documentaire où il racontait son rituel pour faire du café, et je suis tombée amoureuse de l’homme qui avait écrit « Pourquoi as tu laissé le cheval à sa solitude », le regard triste penché sur son café fumant attendant qu’il soit prêt. Je sors de la projection de 12 years a slave et c’est la même émotion. Steve (je suis amoureuse donc nous voila intime je peux l’appeler Steve) a compris de manière sensible et organique comment raconter l’esclavage. ImageLoin du pataques dont nous a gratifié un Tarantino, nous vendant de l’avatar pour nous en mettre plein les yeux. Là nous ne pouvons pas nous cacher devant la démesure et en même temps ce film montre la démesure, la violence implacable dont sont prisonniers les esclaves. Un film d’une intelligence grave, forte, digne. Je suis amoureuse de vous Steve McQueen et je vous connais. Forcément. La plus grande résistance est celle de vivre malgré tout. Les esclaves et les descendants d’esclaves ont survécu au « drame le plus magnifique des mille dernières années » (WEB Dubois), et Steve McQueen a su montrer comment ils avaient survécus. Et cette histoire elle concerne toute l’humanité et pas seulement les noirs.

SYNOPSIS
1841. Solomon Northup vit paisiblement avec sa famille dans le Nord-Est américain. Un jour, il est engagé par un cirque ambulant pour jouer du violon dans un spectacle de passage à Washington. Le lendemain, à son réveil, il est enchaîné, battu, puis déporté dans le Sud, où il est vendu comme esclave. Obligé de taire sa véritable identité afin de ne pas être exécuté, il travaille fort et démontre de grandes capacités qui étonnent ses maîtres. L’un d’eux, Maître Epps, est toutefois méfiant à son endroit. Voyant parfois l’opportunité d’avertir ses proches de sa situation, il doit cependant manoeuvrer avec prudence afin de ne pas être pris.

Souvenances au Quai Branly

Dans sa salle de cinéma, le musée du quai Branly accueille chaque trimestre des projections des Ateliers Varan. Elles permettent au public de découvrir les films documentaires réalisés dans le cadre des ateliers à l’étranger. Dans la lignée du cinéma direct de Rouch, Leacock, Perrault et Wiseman, les Ateliers Varan forment de jeunes cinéastes de terrain : ils leur apprennent à filmer les réalités quotidiennes et à exprimer en images ce qui fait une identité culturelle.

Atelier Radio Cinématographique Guadeloupe 2013 /
Souvenances, un voyage dans les mémoires et dans l’oubli

Jeudi 30 janvier 2014 à 18h30 – Salle de cinéma du musée du quai Branly

 

Varan Caraïbe organise depuis quatre années consécutives des ateliers de formation au documentaires en Guadeloupe, et son action commence à porter ses fruits : un réseau s’est créé, de nouveaux réalisateurs émergent, des projets se forment, des films circulent, de nouveaux regards se posent enfin sur les réalités guadeloupéennes.
C’est avec l’intitulé un peu énigmatique d’Atelier d’essais radio-cinématographiques que s’est achevé l’été dernier après deux semaines intenses et créatives, le nouvel atelier de formation de Varan Caraïbe en Guadeloupe.
Sous le signe de l’expérimentation et de l’inventivité, les huit participants y ont réalisé de courts « films sonores », à la fois documentaires radiophoniques destinés à être diffusés sur les ondes de la radio Guadeloupe Première et courts-métrages documentaires dans leur version image et son. Cette forme inédite a permis aux aux stagiaires d’explorer le récit sonore sur le thème de départ de « mémoire et oubli ». Daniel Deshays, réalisateur sonore pour le théâtre et le cinéma, Michel Creïs mixeur à Radio France et Sylvaine Dampierre, cinéaste ont encadré cet atelier. Le résultat c’est « Souvenances » : neuf films courts à écouter et à regarder, qui déclinent d’une façon très personnelle et sensible le thème de départ. Un nouveau voyage pour le spectateur, vers la Guadeloupe à fleur de peau.

en présence de Sylvaine Dampierre, coordinatrice de l’atelier et membre Varan et de Gloriah Bonheur et Sandrine Trésor, réalisatrices.

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Séance de projection en accès libre, dans la limite des places disponibles.

Salle de cinéma du musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris
Tél. : 01 56 61 70 00

L’auto dérision au service d’un meilleur comportement des campeurs en cette période pascale sur nos plages

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=mO91B6BXfhU

Réal : Abel Bichara
Scénario : Abel Bichara, Ludo Taffna, Darkman, Cédric Michaux, Stéphane Abénaqui
Avec : Ludovic Taffna, Emmanuel Binga, Vicky Jean-Louis, Dominique Duport, Cédric Michaux
Chargée de prod : Corinne Aiguadel
Effects visuels : Jessica Zorobabel
Pour faire connaissance avec l’équipe (pour la plupart anciens stagiaires varan caraibe) de cette vidéo  pleine d’humour suivez le lien: tourmentsdamour.com
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