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A écouter sur France inter dans « 3D » dimanche, la civilisation. Qu’est-ce que c’est ? Où s’inscrit-elle, entre les Yanomamis de la forêt brésilienne qui parlent aux arbres et les courtiers de la finance mondiale en réseau ? Supériorité ? Ce mot a-t-il quelque chose à voir avec civilisation?

L’émission ici

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Contre le racisme d’Etat

Nous citoyens, responsables d’organisations syndicales, politiques ou associatives, réunis le samedi 11 février 2012 :

 

Dénonçons les propos injurieux et racistes tenus par le ministre de l’intérieur Claude Guéant et protestons contre sa venue en Guadeloupe, que nous considérons comme une provocation.

 

Saluons et soutenons totalement la réaction digne et légitime du député Serge Letchimy et l’assurons de notre solidarité contre toute forme de répression à son encontre.

Appelons tous les citoyens en Guadeloupe à protester :

–     en portant un signe distinctif de couleur rouge durant le séjour de Claude Guéant, lundi et mardi

–      en participant massivement à un rassemblement le lundi 13 février à 17h30, devant la mairie de Pointe-à-Pitre.

 

Tous mobilisés contre les propos racistes qui conduisent à la barbarie

Le Groupe de citoyens

« Le maître ne partageait pas plus la souffrance de l’esclave que le négrier. Il se sentait dans son bon droit. Il logeait et il nourrissait l’esclave en échange de son travail et il était convaincu que celui-ci ne pouvait travailler que sous le fouet. Il était convaincu que c’était dans sa nature. Il était convaincu d’être un civilisé qui prenait à sa charge un sauvage congénitalement imperméable à toute forme de civilisation. Et c’était la conviction de l’Occident qui croyait à sa supériorité, qui croyait que sa civilisation était la seule, l’unique civilisation.

C’était la conviction de l’Occident qui a mis longtemps à comprendre, à admettre qu’il pouvait y avoir d’autres formes de civilisations aussi belles, aussi grandes, aussi fécondes et qu’en les reconnaissant, en les respectant, il s’enrichissait davantage qu’en cherchant à les dominer ou à les détruire.

Oui, il a fallu longtemps pour que l’Occident comprenne, admette qu’il avait autant à apprendre des autres que les autres avaient à apprendre de lui, qu’il y avait dans les autres civilisations autant de trésor de sagesse humaine que dans la sienne.

Ce préjugé de supériorité qui ne fut pas seulement un préjugé culturel mais qui fut aussi un préjugé racial, a été la grande faute de l’Occident.

Il a été la cause d’une blessure profonde, ineffaçable.

Cette faute est inexpiable, irréparable. »

« A relire, en cette période agitée, l’excellent discours du Président de la République le 10 mai 2011, dont voici un extrait »

by Patrick Karam on Wednesday, February 8, 2012 at 6:11am ·

Communiqué de presse

Victorin LUREL et Jacques GILLOT adressent une lettre ouverte à Claude GUEANT

Basse-Terre, le 7 février 2012 – Après les déclarations de Claude GUEANT sur une prétendue inégalité entre les civilisations, les présidents du Conseil régional et du Conseil général de la Guadeloupe, Victorin LUREL et Jacques GILLOT, ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Claude GUEANT, pour lui indiquer qu’ils ne le recevraient pas lors de sa visite prévue en Guadeloupe la semaine prochaine :

« Monsieur le ministre,

Nous avons été informés de votre prochain déplacement en Guadeloupe et nous sommes au regret de vous faire savoir que nous ne pourrons vous y recevoir.

Fidèles à notre indéfectible attachement aux principes républicains et démocratiques, nous avons toujours veillé, en tant qu’élus de la Nation, à faire le meilleur accueil aux membres du Gouvernement en visite officielle aux Antilles, quand bien même nous ne partagerions pas les mêmes sensibilités politiques.

Mais aujourd’hui, c’est pleinement conscients de l’importance symbolique de notre geste, et mus par le même sens du devoir républicain, que nous avons pris la décision de ne pas vous accueillir en Guadeloupe.

Les faits sont malheureusement là, têtus : Par vos « dérapages » verbaux répétés et assumés à l’égard des étrangers et des Français issus de l’immigration, qu’ils soient d’origine roumaine, comorienne, ou de confession musulmane ; par votre circulaire qui durcit considérablement l’obtention de visas pour les étudiants étrangers qui aiment la France et qui souhaitent y débuter leur vie professionnelle en mettant leurs compétences à la disposition de notre pays ; par votre volonté sournoise d’interdire en pratique l’accès à la naturalisation à des immigrés présents sur notre sol de très longue date et qui ont démontré pleinement leur désir d’intégration ; par vos propos consternants sur la hiérarchie des civilisations, vous tournez résolument le dos aux valeurs fondamentales de la République, auxquelles nous Antillais, dont les ancêtres ont connu l’esclavage et la colonisation, restons attachés encore davantage que d’autres.

Certains ne veulent voir dans vos déclarations qu’une banale stratégie politicienne visant à séduire les électeurs du Front national, en vue des prochaines échéances électorales. Nous avons peine à croire que la vie politique française serait devenue, sous Nicolas Sarkozy, à ce point dévoyée, que la fin justifierait tous les moyens, même les plus immoraux. Aurions-nous donc perdu en France la boussole des valeurs humanistes et de tolérance qui fondent notre vivre-ensemble ? Nous, qui avons vu l’histoire bégayer avec l’abolition puis le rétablissementde l’esclavage, savons que subrepticement les heures sombres du passé peuvent derechef advenir.

D’autres, que vous cherchez à entretenir dans la peur d’une dépossession de leur identité « nationale », verront dans vos prises de position, un combat pour la défense d’une France menacée. Nous n’y croyons pas davantage, nous qui savons que notre pays, et c’est sa richesse et sa singularité, s’est construit au fil de l’Histoire grâce aux apports culturels successifs issus des différentes vagues d’immigrations, qu’elles soient européennes, ou plus récemment indochinoises, maghrébines, caribéennes, et africaines.

C’est ainsi qu’est aujourd’hui la France. C’est ce qui fait la France. C’est ainsi que nous l’aimons comme la grande majorité des Français l’aiment. Cette alchimie originale qui unit des bras de toutes les couleurs pour bâtir notre Nation, des cœurs enveloppés de peaux de toutes les couleurs pour aimer notre pays et des yeux de toutes les couleurs regarder grandir la France, ne constitue en rien une menace. C’est au contraire notre bien commun.

C’est ce bouillonnement perpétuel des identités individuelles et collectives dans le creuset républicain qui forge notre identité commune. Nous n’acceptons pas que vous cherchiez à éteindre la flamme qui entretient ces mélanges féconds, ces métissages précurseurs et cette volonté commune de vivre ensemble. Nous n’acceptons pas davantage que vous stigmatisiez nos compatriotes musulmans ou issus de l’immigration maghrébine en mélangeant tous les concepts, en dressant les uns contre les autres et en hiérarchisant les civilisations tel un nouvel Arthur de Gobineau ou de nouveaux Ernest Renan et Jules Ferry égarés.

Nous ne souhaitons pas recevoir celui qui tient des propos dangereux pour l’unité nationale.

En décembre 2005, afin de marquer son indignation suite au vote d’une loi reconnaissant « le rôle positif de la présence française outre-mer », Aimé Césaire avait refusé de rencontrer le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, en déplacement en Martinique. Nous avions alors tous, outre-mer, salué la portée de son geste.

Nous choisirons par conséquent, en toute modestie, de lui emboîter le pas. Nous n’irons pas vous accueillir à l’aéroport. Nous ne vous accueillerons pas personnellement dans nos collectivités. Et si vous souhaitez vous rendre dans ces institutions de la République qui vous restent malgré tout ouvertes, nous prendrons les dispositions nécessaires pour recueillir le message que vous voudrez éventuellement délivrer. »

LA DIRECTION DE LA COMMUNICATION

Olivier NICOLAS
Directeur de la communication et des relations publiques
REGION GUADELOUPE
olivier.nicolas@cr-guadeloupe.fr

Publics concernés : personnes nées dans les communes d’outre-mer.

Objet : le décret abroge l’édit royal de juin 1776 et le décret le 21 avril 1912 qui organisaient un service de l’état civil au ministère chargé de l’outre-mer.

Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Notice : héritier du dépôt des papiers publiés des colonies, institué par l’édit royal de juin 1776, le service de l’état civil de l’outre-mer conserve le triplicata des registres de l’état-civil et délivre aux intéressés « justifiants de leur droit ou qualité » des copies des actes d’état civil. Eu égard aux progrès réalisés en matière de conservation et de transports de documents, ce service comme la tenue de la troisième collection des registres n’ont plus de raison d’être suffisante et sont supprimés. Les Ultramarins pourront désormais, comme en métropole, se procurer les actes d’état civil dans leur commune de naissance ou, lorsque les registres font défaut, auprès du tribunal de grande instance du ressort judiciaire de leur naissance, qui en conserve un duplicata.

Références : le présent décret peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr). Le Premier ministre, Sur le rapport du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, Décrète :

Article 1

L’édit royal de juin 1776 portant établissement, à Versailles, d’un dépôt des papiers publics des colonies est abrogé.

Article 2

Le décret du 21 avril 1912, qui modifie l’édit royal mentionné à l’article 1er, est abrogé.

Article 3

Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration et la ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, chargée de l’outre-mer, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 29 décembre 2011.

François Fillon

Par le Premier ministre :

La ministre auprès du ministre de l’intérieur,

de l’outre-mer, des collectivités territoriales

et de l’immigration, chargée de l’outre-mer,

Marie-Luce Penchard

Le ministre de l’intérieur,

de l’outre-mer, des collectivités territoriales

et de l’immigration,

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