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Ces récitants portaient le nom poétique de « promeneurs de la nuit » (haerepo), parce qu’ils avaient coutume de marcher autour des temples au clair de lune. C’est là qu’ils s’entraînaient à retenir par coeur toute la connaissance et le savoir de leur peuple et de leur époque, enchaînant sans fin des mots, des phrases ou des noms. A la fois chantres, bibliothèques et dictionnaires vivants, ils avaient la difficile tâche de dire les prières ou les légendes, les généalogies des dieux et des hommes au cours de réunions.

L’erreur d’une seule syllabe, la plus minime inversion dans l’ordre des termes, ou même toute hésitation publique de leur part faisait suspendre immédiatement la cérémonie. Toute cette technique de mémorisation était si poussée, si minutieuse qu’elle requérait une application exclusive et les efforts additionnés de bien des générations pour en acquérir la maîtrise. C’est ainsi que, lorsqu’un haerepo à la fin de sa vie voulait transmettre à son successeur son Mana de mémoire, il lui recommandait:

« Mon fils, reste près de moi et reçois mon souffle dans ta bouche pour que ma connaissance passe en toi »

Et le savoir du père revivait en son fils qui l’avait aspiré avec son dernier soupir.

Le Mana p 37 Bob Putigny Editions Avant et Après (chapitre le pouvoir du nom)

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Poser ensemble la question des « réparations »

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Publié le jeudi 06 août 2015 par João Fernandes

RÉSUMÉ

L’histoire de la Caraïbe a besoin de s’écrire au-delà de la réalité des petites parcelles, tant de fois séparées par un bras de mer. Comment inventorier les expressions du morcellement pour écrire notre histoire commune ? D’Haïti à Trinidad et Tobago en passant par Saint Kitts et Navis, la Dominique ou la Martinique, quelles sont les ressemblances ? La langue du grand compromis sera-t-elle l’anglais ou le créole ? CARIFESTA est l’occasion d’en discuter, pour commencer à créer des contenus, à donner des contours.

ANNONCE

Argumentaire

L’histoire de la Caraïbe a besoin de s’écrire au-delà de la réalité des petites parcelles, tant de fois séparées par un bras de mer. Comment allons inventorier les expressions du morcellement pour écrire notre histoire commune? D’Haïti à Trinidad et Tobago en passant par Saint Kitts et Navis, la Dominique ou la Martinique, quelles sont les ressemblances ? La langue du grand compromis sera t-elle l’anglais ou le créole ? CARIFESTA est l’occasion d’en discuter, pour commencer à créer des contenus,  à donner des contours. Les assemblages géographiques peuvent être des hasards, l’important c’est d’assumer ces hasards et d’en faire des opportunités. Nous sommes tous des enfants d’un voyage, commencé quelque part, particulièrement sur le continent africain, dans des conditions obscures, quelque chose qui relève du crime, du mercantilisme, qui a laissé une blessure ouverte, saignante, un sentiment de grande injustice et d’impossible raccommodement.

Haïti est la première République noire indépendante du monde. Peu importe ce qui s’est passé au cours de ces dernières 211 ans ; qu’il s’agisse de désastres naturels, politiques ou  sociales, rien ne peut effacer cette épopée qui a défié le colonialisme et le racisme mais aussi confirmé ce qui participe de la construction de toutes les démocraties. Autant d’actions abouties qui ont porté toutes les révolutions  visant à l’épanouissement de l’homme et de la femme : nous naissons tous libres et égaux en droit, peu importe notre race, notre origine sociale et nos idées.

La plus grande manifestation culturelle caribéenne, CARIFESTA, se tient en Haïti du 21 au 31 août 2015. Toutes les expressions culturelles seront au rendez-vous. La parole aussi. Haïti est un lieu de paroles. Nous avons tellement à nous dire, à inventer et à consigner.Les 25 et 26 août, intellectuels, historiens, écrivains, éditeurs caribéens se retrouvent autour du thème « La Caraïbe, une mémoire collective», à la Bibliothèque Nationale d’Haïti, de 10 heures à 16 heures ». Pour écrire cette mémoire collective Caribéenne, faudra-il apprendre à mieux nous connaître, faudra-il ouvrir les frontières et parler sans détours de nos préjugés.

Faudra t-il aussi faire la paix avec notre passé commun de déportés, d’esclaves et obtenir réparation des anciennes puissances coloniales. Comment voyons nous et envisageons nous cette réparation ? Quelles formes doit-elle prendre? L’érection de monuments, les regrets et les excuses peuvent-ils contenter les descendants d’esclaves ?

Par un hasard de calendrier le plus grand événement culturel de la Caraïbe, CARIFESTA, se tient en Haïti alors que le pays commémore le centenaire de l’occupation américaine qui a duré 19 ans. Haïti est l’un des pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe à avoir subi l’occupation des Etats Unis d’Amérique du Nord. Ce hasard aussi est une opportunité, celle de discuter des conséquences des occupations sur les peuples, de métissage, d’afro descendance, d’actions communes pour solliciter et obtenir réparations.

Les intellectuels, écrivains, historiens, universitaires donneront le ton. Haïti est le territoire idéal pour débattre « des belles possibilités caribéennes ».

Programme

25 août 2015

Bibliothèque Nationale d’Haïti

9h30- 9h45 : Accueil des participants

9h45- 10h : Petit déjeuner sur place

10h-10h20 : Mots d’ouverture d’Emmelie Prophète, Directrice de la Bibliothèque Nationale d’Haïti, Responsable de Communication de Carifesta

Panel 1 : Mémoire collective et littérature dans la caraïbes

  • 10h20-10h50 : Lyonel Trouillot, « L’avenir de la Caraïbe, stratégies de connexion et de déconnexion », écrivain, professeur,Key note speaker
  • 10h50-11h20 : Earl Lovelace, écrivain, professeur, Président de l’Association des écrivains de la Caraïbe, Key note speaker
  • 11h20- 11h40 : Pierre-Michel Chery, « Èske Ayiti se yon sivilizasyon apa », écrivain

11h40-12h10 : Discussions par Emmelie Prophète, écrivain, journaliste, Directrice de la Bibliothèque Nationale d’Haïti et du Bureau Haïtien du Droit d’Auteur

12h10-13h : Pause déjeuner

Panel 2 : Langues, création et imaginaire social dans la Caraïbe

  • 13h-13h20 : Renauld Govain, « Pour une , créolophonie caribéenne intégrative », Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Docteur en linguistique, Key note speaker
  • 13h20-13h40 : Ena Eluther, « Afrique, Amérique, Caraïbe et Europe, des relations tendues : Le choc de l’acculturation », Professeur certifié de créole,
  • Docteur ès lettres, Spécialiste de littératures caribéenne et africaine.
  • 13h40-14h00 : Benjamin Franklin, « Régimes de mémoires culturelles en Haïti »,Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Doctorant en philosophie à l’Université Paris 8.
  • 14h-14h20 : James Rose, «Carifesta and trends in Caribbean Theatre», Ph.D.

14h30-14h50 : Discussions par Herby Glaude, enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Docteur en linguistique.

14h40-14h50 : Pause-café

Panel 3 : Afro descendance, migration et développement dans la Caraïbe

  • 14h50-15h10 : Dr. Marcia Burrowes, « Masquerade, Memories, Identities- Psychological Maronnage in a Sterile Colonial Environment», Key note speaker
  • 15h10-15h30 : Sandrine Hilderal-Jurad, « La Caraïbe : territoires, mémoires et devenir », Géographe-Urbaniste (Ph.D.), Centre de Recherche sur l’Habitat, LAVUE UMR CNRS 7218
  • 15h30-15h50 : Sydney Bartley, « The ritualization of memory : A cultural policy imperative ».

16h-16h20: Hancy Pierre, «Migration et culture dans la Caraïbe. Des voisins indifférents à la relation dialogique », Professeur à l’Université d’État d’Haïti.

16h20-16h40 :Discussions par Maud Laethier, Anthropologue, chargée de recherche à l’IRD et membre de l’Unité de Recherche « Migrations et Société » (URMIS/IRD/Paris-Diderot), enseignante à la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’État d’Haïti

16h40 : Cocktails

26 aout 2015

Bibliothèque Nationale d’Haïti

9h30- 9h45 : Accueil des participants

9h45- 10h : Petit déjeuner sur place

Panel 4 : Mémoire, esclavage et postcolonialisme dans la Caraïbe

  • 10h-10h30 : Tierry L’Etang,« Développement culturel et économique : le Mémorial AC Louimann Te, un défi guadeloupéen au service de la Caraïbe »,chef de projet culturel et scientifique du Mémorial ACTe, Key Note speaker
  • 10h30-10h50 : Joseph Sony Jean et Katarina Enggist « La Caraïbe connectée à travers les dynamismes culturels amérindiens », Doctorant en archéologie à Leiden University et Doctorante en Archéologie à Leinden University .
  • 10h50-11h20 :Marie-Héléna Laumuno, Dominique Cyrille et Lena Blou, « Le gwoka pilier de la culture guadeloupéenne – conférence à trois voix ».
  • 11h20-11h40 : Jerry Michel, « Des nouveaux lieux de mémoire au service et à l’épreuve de la fabrique des identités dans la Caraïbe », Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Doctorant en sociologie à l’Université Paris 8 et à l’Université d’État d’Haïti, CRH-LAVUE UMR 7218 CNRS, LADIREP, CRIMEX.

11h40-12h10 : Discussions par Jean-Evenson Lizaire, Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Doctorant en Science de l’Education à l’Université Paris 13 et à l’Université d’État d’Haïti, LADIREP.

12h10-13h10 : Pause déjeuner

Panel 5 : Poser la nécessaire question des réparations aux anciennes puissances coloniales

  • 13h10-13h40 : Laënnec Hurbon, « La Caraïbe et sa mémoire comme projet», Directeur de recherche au CRNS, professeur à l’Université d’État d’Haïti et à l’Université Quiskeya, Key note speaker
  • 13h40-14h : Jean Waddimir Gustinvil, « Violence et imaginaire du corps noir dans la mémoire collective caribéenne », Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Docteur en Philosophie, LADMA
  • 14h-14h20 : Edelyn Dorismond« La Caraïbe : esclavage, mémoire et créolisation », Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Docteur en Philosophie, LLCP, LADIREP

14h20-14h50 : Discussionspar Odonel Pierre-Louis, Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Docteur en philosophie, LADMA

14h50-15h : Pause-café

Panel 6 : Mémoire et occupation étatsunienne dans la Caraïbe

  • 15h-15h20 : John Picard Byron« Penser/panser le choc. Un intellectuel haïtien face à l’occupation de 1915. Discussion entre l’explication externe (par la dynamique expansionniste du capitalisme mondial) et l’explication interne (par le déficit de l’État-nation) », Enseignant-chercheur  à l’Université d’État d’Haïti, Docteur en ethnologie et patrimoine, LADIREP ;
  • 15h20-15h40 : Eddy Lucien, « Les occupations américaines à Cuba, à Saint-Domingue et en Haïti : entre fonctions de production sucrière et de fournisseur de main d’oeuvre », Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Docteur en Histoire, LADMA.
  • 15h40-16h : Jean-Léon Ambroise, « Le projet régional : Un défi (post)colonial »Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti, Doctorant en science politique à l’Université Paris 8, LADIREP, CRIMEX.

16h-16h30 : Discussions par Rodeney Cirius, Enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti.

16h30 : Mots de clôture et cocktails

Coordination

  • Emmelie Prophète mycoje@yahoo.fr
  • Jerry Michel emmelie.prophete@gmail.com

Adresse

Bibliothèque Nationale d’Haïti
180, rue du centre, Port-au-Prince, Haïti
Contacts : (+509) 4701-2118/ (+509) 3759-3951

LIEUX

  • Bibliothèque Nationale d’Haïti – 180, Rue du Centre
    Port-au-Prince, Haïti

DATES

  • mardi 25 août 2015
  • mercredi 26 août 2015

MOTS-CLÉS

  • mémoire, esclavage, afro descendance, occupation, Caraïbes, Haïti

CONTACTS

  • Jerry Michel
    courriel : mycoje [at] yahoo [dot] fr
  • Emmelie Prophete
    courriel : emmelie [dot] prophete [at] gmail [dot] com

URLS DE RÉFÉRENCE

SOURCE DE L’INFORMATION

  • Jerry Michel
    courriel : mycoje [at] yahoo [dot] fr

POUR CITER CETTE ANNONCE

« La Caraïbe, une mémoire collective », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 06 août 2015,http://calenda.org/336730

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Nous les esclaves! Nous sommes les pêcheurs de lune; Les Dieux sourds ont maudit nos nuits sur la lagune Et voué notre barque au malheur. Nous rentrons Sous les ricanements de toute la commune. Nous esclaves Pourtant sans verge et sans patrons Notre vaillance broie, au choc des avirons, La mer qui ne veut plus être notre nourrice. O Traîtrise des vents du grand large. Avarice De la vague! Colère et deuils des nuits d’hiver. La rancune du sort a, désapprobatrice, Posé sur notre front son gantelet de fer. Nous n’avons peut-être pas assez longtemps souffert, La dîme de nos maux est sans doute plus grande. Aussi nous recousons, sur nos grabats de brande, La voile déchirée où sèche un peu de sel, Et nous donnons aux Dieux, comme une simple offrande, Les résignations de notre cœur mortel! La vie âpre étouffa, de son poing, notre appel. Mais même dans le deuil notre orgueil s’acclimate. Nous remplaçons le mât quand la nef démâte, Nous taillons d’autre bois quand sa poupe prend l’eau Le pleur n’a pas brûlé notre figure mate. Mais un enthousiasme éternel et nouveau Illumine nos yeux aux flammes du cerveau, Et c’est pourquoi, malgré l’adversité funeste, Nous renouvelons la beauté de notre geste. Nous sommes les croyants vers les hauteurs partis, Même contre les Dieux notre fierté proteste. Nous opposons, aux flots vides, nos démentis. Et si la mer prenant les derniers convertis N’en laisse qu’un, parmi les hardes de ses voiles, Nous savons que l’espoir embrasera ses moelles, Et que ce frère, enfin, sur nos cœurs engloutis, Sentira quelque jour ses filets pleins d’étoiles.

Elvire Jean-Jacques Maurouard Ce qu’elles disent…

Cahier des Anneaux de la Mémoire n°7 Haïti dans le monde Nantes 2004

Dans le recours croissant, durant les dernières décennies, à la notion de mémoire, une attention particulière a été portée aux usages politiques du passé. C’est dans ce cadre qu’a été récemment proposée, afin d’éclairer les politiques publiques de la mémoire, la notion de régime mémoriel, fondée sur la reconnaissance de matrices de sens qui  organisent en systèmes symboliques des ensembles particuliers de  souvenirs destinés à être partagés, fondant des appartenances et inspirant  les actions des sujets concernés. Ce cadrage conceptuel est appliqué, dans une perspective évolutive, à la mémoire de l’esclavage, caractérisée, depuis 1848, par la sédimentation de plusieurs régimes mémoriels : dans un premier temps le régime mémoriel abolitionniste, en accord avec l’ethos d’une République unie, glorieuse et libératrice ; puis, à partir des années 1970 (s’étant surtout manifesté à l’échelle locale des Antilles…) le régime nationaliste/anticolonialiste, qui magnifie les héros de la résistance à l’esclavage : Marrons ou protagonistes des soulèvements populaires. Le plus récent est le régime « victimo-mémoriel », apparu dans les années 1990 (d’abord dans la migration antillaise), impulsé par la mise en comparaison de la mémoire de l’esclavage avec le modèle mémoriel sacralisé de la Shoah, en référence aux souffrances endurées par les esclaves…
 Ces régimes ne sont pas incompatibles entre eux et peuvent cohabiter en fonction de l’ajustement des différentes grammaires mémorielles portées par les acteurs évoluant dans le champ (pouvant notamment être assumés conjointement par la puissance publique…). Mais dans cet ajustement se profile une mémoire pour le moins troublée, génératrice de polémiques entre des acteurs qui s’affrontent en fonction des différents systèmes de sens mobilisés. Deux épisodes récents seront évoqués : l’un, qui ne se réfère pas directement à l’esclavage mais plutôt à l’histoire de la colonisation (mais dans lequel joue à pleine puissance le paramètre racial…), a révélé, à la fin de l’année 2014, une fracture profonde au sein même de l’antiracisme, autour de la performance du metteur en scène sud-africain Brett Bailey, Exhibit B ; l’autre, au début de l’année 2015, a vu la réactivation de la concurrence mémorielle entre mémoire juive et mémoire de l’esclavage. Ces lignes de faille divisent un camp dont on pourrait espérer qu’il fasse front commun contre l’ennemi principal, celui des forces qui s’affirment désormais comme clairement réactionnaires.
Jean-Luc Bonniol
Professeur à l’Université d’Aix-Marseille
Café-débat Social Club.
du jeudi 5 mars 2015
 
 
Nous vous invitons au prochain café-débat social club qui aura lieu le jeudi 5 mars à la Casa del tango, 651 rue Alfred Lumière à Jarry à partir de 19 heures. Suite à la polémique soulevée par la lettre de Joelle Ursule, adressée au Président Hollande, l’accusant d’établir une hiérarchie entre les victimes de crimes contre l’humanité, nous avons jugé pertinent de donner la parole à un anthropologue bien connu, observateur de la réalité antillaise.
 
 
Thème:
 
Troubles dans la mémoire. Après l’esclavage : de la sédimentation des régimes mémoriels aux polémiques actuelles.
 
Par Jean-Luc Bonniol
(Anthropologue)
Communiqué reçu de Jacky Dahomay
Le Mémorial ACTe 
vous invite à participer à la 
31ème édition des JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE
 
avec 2 Rendez-vous
 
Le samedi 20 Septembre 2014
Rendez-vous à l’hôtel de ville de Trois-Rivières à 8h00 
Randonnée de la mémoire « Mémoire Amérindienne: entre nature et culture »
 
Le dimanche 21 Septembre 2014
Visite de chantier du Mémorial ACTe sur le site de l’usine à Darbousier 
Départ des visites : 10h et 11h / 14h et 15h
 
Renseignement / Réservation par  
Tel: 0690 67 93 61 / 0690 42 07 14

Samedi 27 Septembre 2014 de 16h00 à 19h00

à la Médiathèque du Moule

Médiathèque du Moule – Samedi 27 Septembre 2014

Intervenants :

  • Fabienne Viala, Chercheuse universitaire – Warwick University, Angleterre. « Mémoire, performance et réparations dans les caraïbes: état des lieux et perspectives croisées».
  • Joëlle Ferly, Artiste et fondatrice de L’Artocarpe. « Art mémoriel sans pathos: les descendants d’esclaves ont (aussi) inventé l’art moderne et l’art contemporain! »
  • Frédéric Scheider, Psychiatre, Historien. « Traumas dans l’Histoire : de la résilience du psychiatre à la réparation historique. L’expérience de la Guadeloupe »

Entrée : 1€ (don)

Information au : 06 90 30 27 43 / 05 90 90 19 49

Email : artocarpe@gmail.com

Samedi 27 Septembre 2014 – 20h00

L’Artocarpe, Le Moule (deux rues derrière la poste centrale)

Pot participatif à L’Artocarpe pour dire au revoir à Fabienne Viala qui finira sa résidence à L’Artocarpe. Merci d’apporter plat ou boisson pour faire un apéro dinatoire

Émission sur France culture

A propos de :

 Histoire et mémoires, conflits et alliance,  de Philippe Joutard,  Paris,  Ed. La Découverte (2013),

et de :

Archives et patrimoines visuels et sonores,  de Evelyne Cohen,  numéro spécial de la revue Sociétés et Représentations, printemps 2013, n° 35.

 

            On abordera les problèmes posés par l’apparition de nouvelles sources : l’histoire orale, les archives sonores (radio)  et visuelles (cinéma, télévision, internet).

Comment sont-elles conservées, communiquées, utilisées ?

Quelle différence entre mémoire et histoire ?

Quelle concurrence ou conflits entre les deux ?

Quelles questions posent en l’occurrence le rôle éventuel de l’Etat ?  les rapports du public et du privé ?

 

Lectures : Jean-Pierre Leroux

Invité(s) :
Philippe Joutard, professeur à l’université d’Aix en Provence et à l’EHESS
Evelyne Cohen, professeur d’histoire et d’anthropologie culturelles à l’ENSSIB de l’université de Lyon

Thème(s) : Histoire| Société| archives| mémoire

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