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Archives de Tag: libres et sans fers

Présentation de notre ouvrage « Libres et sans fers » ce vendredi 3 avril dans les Grands Fonds (rdv rue Orel Solvet Ecole de Saint Protais dernière maison au bout de la rue). Au programme 18h atelier de tressage de coco (12€). Partage des repas tirés du sac. 20h marche de la pleine lune. On fermera la ronde après la marche avec une discussion autour du livre. Pour les besoins de l’organisation merci de vous inscrire par texto au 0690542182.

Guimpo 030

Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français

« Libres et sans fers », c’est ainsi que se présentent les esclaves lorsqu’ils sont appelés à témoigner devant les tribunaux dans des affaires pénales, qu’ils soient accusés ou qu’ils soient entendus comme simples témoins, puisqu’ils sont habilités à déposer alors même qu’ils sont dénués de « reconnaissance civile ». Le régime de l’esclavage se poursuit de la fin de l’Ancien Régime à 1848, à la Guadeloupe, à La Réunion et à la Martinique. Il faut attendre le décret de Victor Schoelcher, sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies du gouvernement provisoire de la […]

Le 5 mars 1848, une semaine à peine après la chute de la monarchie de Juillet et la proclamation de la IIe République, se mettait en place une commission d’abolition de l’esclavage chargée de préparer l’émancipation, sous la présidence de Victor Schœlcher. Dès la première réunion, le 6 mars, les décrets sont en chantier, qui aboutiront le 27 avril à la pleine reconnaissance des« nouveaux citoyens » ou « nouveaux libres ».

Mais qui sont ces femmes et ces hommes dont le sort se joue à Paris, fixés dans ces territoires lointains, Guadeloupe, Martinique, Réunion ? Plongeant dans les archives judiciaires où la « parole de l’esclave » s’entend parfois, sous la plume des greffiers, lorsque larcins et meurtres conduisent à la recueillir, Frédéric Régent, Gilda Gonfier et Bruno Maillard, qui travaillent respectivement en métropole, à la Guadeloupe et à La Réunion, relèvent le défi de l’interroger. Malgré la difficulté de la langue, d’abord. S’ils s’expriment… pour la suite clic

Le Monde du 11 mars 2015

Le CM98 et le CREFOM vous invitent à une présentation-débat

Libres et sans fers,
paroles d’esclaves français,
Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015

avec la participation des auteurs
Bruno Maillard et Frédéric Régent

Lecture universitaire : Caroline Oudin-Bastide (docteur en Histoire)
Lecture tout public : Guilaine Jean-Marie
(chargée de projet retraitée)

La conférence-débat sera suivie d’une séance de dédicace du livre et d’un pot de l’amitié

Entrée libre et gratuite. 

Mercredi 4 février, 19h15 à 20h45, salle Marc Bloch (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, escalier C, 2e étage, à droite, au fond) :

Présentation de l’ouvrage Libres et sans fers paroles d’esclaves Français de Frédéric Régent, Gilda Gonfier et Bruno Maillard, Fayard, collection Patrick Weil, 2015.
L’ouvrage sera discuté et commenté en présence de deux des auteurs Bruno Maillard (CRESOI, Université de la Réunion) et Frédéric Régent (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, IHRF) et de Pierre Serna, directeur de l’IHRF (Institut d’Histoire de la Révolution Française).
En lecteurs-discutants : Corinne Gomez -Le Chevanton (IHRF) et Michel Giraud (CNRS).
http://www.fayard.fr/libres-et-sans-fers-paroles-desclaves-…

Ils s’appellent Cécilia, Maximin Daga, Jean-Baptiste ou Lindor… Tous sont esclaves en Guadeloupe, à la Réunion et en Martinique dans la première moitié du XIXe siècle. Ils s’expriment, « libres et sans fers », selon l’expression consacrée des tribunaux, lors de procès tenus en raison de larcins, de rixes, de mauvais traitements, parfois de meurtres. Leurs témoignages inédits racontent le quotidien de ces hommes, femmes et enfants, soumis aux châtiments les plus rudes qui entretenaient la terreur et provoquaient parfois la mort.couverture libre et sans fers
Ces précieux fragments de vie éclairent les conditions de vie des esclaves sur les plantations et en dehors, les liens qui les unissent à leurs pairs (solidarité mais aussi violence) ou à leurs maîtres et commandeurs, leur culture et les moments privilégiés où ils peuvent échapper aux impératifs de leur statut. Ni rebelles obsédés par la destruction de la société coloniale ni aliénés, ils projettent une humanité digne face à des maîtres qui le plus souvent refusent de renoncer au pouvoir absolu sur cette main-d’œuvre jusqu’au bout assimilée à leur propriété.

Frédéric Régent est maître de conférences à l’université Paris 1-Panthéon- Sorbonne. Il est rattaché à l’Institut d’histoire de la Révolution française et à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS, ENS, Paris 1).

Gilda Gonfier est directrice de la médiathèque de la ville du Gosier (Guadeloupe) et consacre des recherches aux procès d’esclaves.

Docteur en histoire, Bruno Maillard est chercheur associé au CRESOI/ Université de la Réunion, chargé d’enseignement à l’université de Paris-Est Créteil et conseiller scientifique au sein de l’association Protea.

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