archive

Archives de Tag: théâtre

ETC CARAIBE 

en partenariat 

avec l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin  (EITB)
 
ouvre un

APPEL A RESIDENCE D’ÉCRITURE AU BENIN
 
Cet appel à résidence est ouverte aux écritures dramatiques féminines francophones de la Caraïbe et de Guyane.
 
Le lieu de la résidence se situera  à Ouidah au Bénin du 21 novembre au 21 décembre 2014.
 
Cette ville berceau historique du vaudou mais également porte du départ des esclaves d’Afrique de l’ouest vers les Antilles est porteuse de sens pour la Caraïbe et d’inspiration pour les auteurs. 
 
L’objet de cette résidence est de permettre à une auteure de la Caraïbe de développer un projet d’écriture personnel.

 Cette résidence se déroulera à l’Ecole Internationale de Théâtre du bénin,conservatoire de théâtre pour la formation des comédiens d’Afrique de l’ouest.

 
Au fil de son écriture,l’auteure pourra ainsi mettre son texte à l’épreuve des voix, de la verticalité avec les jeunes comédiens de l’école.
 
Au terme de la résidence,une lecture ouverte au public sera présentée lors du festival International du Théâtre du Bénin ou du festival « migration » qui auront lieu durant la période de résidence.
Une belle opportunité aussi de découvrir le théâtre africains et plus largement francophone à travers les spectacles programmés.
 
L’auteure est entièrement pris en charge (déplacement, hébergement et perdiems) par l’EITB et Etc caraibe.
 
Pas de thème d’écriture requis.

Cette résidence d’écriture s’inscrit dans le programme de partenariat internationaux d’Etc caraibe, soutenu par le ministère de la Culture, les Régions et départements de Martinique, Guadeloupe et Guyane et l’IFPC UNESCO.

Pour tout dépôt de candidature, envoyez votre CV, lettre de motivation expliquant votre projet d’écriture à:

Danielle VENDE
Directrice

 

 

Bonsoir à toutes et tous

CULTURE. U a l’immense plaisir de vous inviter à venir assister massivement à la
représentation de la pièce « La mise en procès » qui se déroulera le 23 mai à
l’ESPE (ex IUFM) et le 28 mai à la salle CORADIN de Saint-Claude.

Le site web de la pièce :
http://ciemonsieurmadame.wordpress.com/la-mise-en-proces/

La mise en procès

Le pitch :
Le Code Noir avant-hier, le Code de l'Indigénat hier 
et le Code de l'entrée et du
séjour des étrangers et du droit d'asile en France, 
aujourd'hui. Tous objets, sujets du droit et
étrangers au droit... Conçu autour d'une série 
de procès fictionnels, 
"La Mise en procès" nous conduit sur 
les chemins de l'histoire, 
des cultures et de l'altérité. Un procès met en
jugement un individu et ses actes au regard de la loi. 
Le spectacle déplace ainsi cette réalité et propose 
un travail sur l'identité et la mémoire, 
l'individu et le
collectif. 
Le parti pris ici est de mettre la loi elle-même 
en jugement au regard de l’individu et de la société civile.

Pour la commission Culture

Thierry CESAIRE

Paris, Petit-Palais, 9 novembre 2013
Comme un vieux rêve qui se réalise, les plumes les plus engagées de la Caraïbe seront en un seul lieu ensemble.
Simone Schwarz-Bart – Maryse Condé – Michèle Césaire – Gerty Dambury – Vivian Martinez – Jean Small – Daniel Boukman – Alwin Bully – Reynaldo Disla – José Exelis – Rawle Gibbons – José Jernidier – Julius A. Laou – Gilbert Laumord – Jean Métellus – Michael Reckord – Guy Regis Jr. – Elie Stephenson – José Triana – Travis Weekes; ….

SYMPOSIUM THÉÂTRE CARAÏBE – LE RÉPERTOIRE

Programme
9 heures
Accueil de tous les invités de la Caraïbe.
Simone Schwarz-Bart – Maryse Condé – Michèle Césaire – Gerty Dambury – Vivian Martinez – Jean Small – Daniel Boukman – Alwin Bully – Reynaldo Disla – José Exelis – Rawle Gibbons – José Jernidier – Julius A. Laou – Gilbert Laumord – Jean Métellus – Michael Reckord – Guy Regis Jr. – Elie Stephenson – José Triana – Travis Weekes

9h30
Accueil et prise de parole des personnalités officielles.
Théâtre Caraïbe – Le Répertoire
Collection multilingue (français, créole, anglais, espagnol et néerlandais)

Présentation et historique par Jean-Michel MARTIAL

COLLOQUE : LE THÉÂTRE CARIBÉEN
10h15 – 11h30
Table – Ronde ( Interventions de 10 à 15mn chacune )

DRAMATURGIE & SOCIÉTÉ – NOUVELLES PERSPECTIVES DE L’HISTOIRE – PERSPECTIVE HISTORIQUE

Reynaldo DISLA (Republica Dominicana ) – BOLO FRANCISCO
(Saga critique de la société dominicaine qui annonce la rébellion et stimule une réflexion
sur les dépossédés )

Jean MÉTELLUS (Haïti) – ANACAONA (L’histoire pré-coloniale d’Haïti)`
Julius Amédée LAOU (Martinique) –

UNE AUTRE HISTOIRE OU LE MALENTENDU
(Nouvelles perspectives historiques)
Maryse CONDÉ (Guadeloupe) –

AN TAN REVOLYSION
(Le rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe)
Intervention de Christiane MAKWARD (inspirée de la théâtralité d’Ariane Mnouchkine)

Informations pratiques
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
01 53 43 40 00

 Information envoyée par Gens de la Caraïbe

Dans « Un Archipel de Solitudes » d’emblée, je fais dire à un personnage : « Moi, je crois plus le théâtre que la vie, parce que le théâtre ment… délibérément, pour que chacun y trouve sa vérité…Ce n’est pas la vérité nue, mais en tenue-cérémonie »…
La quête incessante du renouvellement est une vraie exigence, qu’on ne commence à se poser sérieusement que lorsqu’on crée. La création nous obligeant à détruire sans cesse le déjà-là, tout au moins à le dépasser. Laisser parler l’absence d’autre chose. Non à faire œuvre didactique : démontrer qu’on vient de quelque part, au lieu d’aller notre chemin tranquille, où nous mènent nos pas. Es nou ka vwè kréyol kon drapo ( toujou menm jan sièk an sièk), kon barikad kont lasimilasyon… oben on lang vivan, on lang ki paré fè chimen tout lang pou fè lè i vlé viv,… tout kalté chimen. Pou sa, es makè d’lang la paré pou menné’y  an driv… Kaskòd évè limenm tanzantan pou kò a’y pli bon akontinyé ?
Historiquement, deux choses on bloqué notre créativité : le nationalisme français et le nationalisme guadeloupéen. Ils ont été à la fois rivaux et complices en prétendant chacun savoir ce qui était bon pour le peuple, en imposant des modèles et en sommant chacun de se ranger derrière un drapeau.  être français ou rien, guadeloupéen ou rien. Soyons justes, cependant! Il faut pardonner au second en lui accordant des circonstances atténuantes. La recherche quasi obligatoire de « mès é labitid an nou »  était tout à fait liée au sentiment général dans la population : un sentiment d’être non seulement en train de se perdre mais surtout d’être méconnu. C’est un aspect très important de notre être au monde. Nous avons tellement longtemps été ignorés que la revendication est forte d’être vu et entendu. Le besoin de reconnaissance par autrui a très vite informé les recherches et tentatives de beaucoup d’artistes. On n’y échappe difficilement.
Gerty Dambury me disait, dans un de nos nombreux échanges : « Pendant que nous nous figions dans une image de nous que nous voulions revoir, marque indélébile de notre différence, nous offrions ces traits de nous-mêmes comme spectacle à regarder de l’extérieur. Les comédiens avec qui j’ai travaillé m’ont plusieurs fois laissée pantoise lorsque je les regardais proposer à un metteur en scène des schémas tout tracés (danse, yé krik-yé krak, tambour…) comme marque de leur identité de comédien. Comme si un comédien africain américain arrivait à un casting en disant : je sais faire des claquettes et je danse très bien le limbo, je fais le ménestrel et le reste. »
Et j’ai renchéri : « Dîtes tchyip quatre fois dans une tirade et vous aurez exhibé votre papier d’identité !… Car, au fond, ce n’est pas l’étranger qu’on veut convaincre, mais soi-même. C’est une vraie compensation par rapport à notre incapacité politique (pour le moment) de nous ériger en peuple incontestablement différent, cette manière de se jouer avant que d’être. Je ne suis que le refuge de moi-même, je me blottis dans ce truc par peur de me déployer. »
Je pense qu’il faut dédramatiser la cohabitation et la copulation de ces deux langues dans notre vie de tous les jours. Libérer chacune de leur mode de vivre en colonie. Laisser chacune faire l’impossible pour nous tirer de là. J’ai écrit dans un article que l’opération de décolonisation ne sera pas forcément le résultat maudit d’une soustraction, mais, possibilité d’addition aux autres. Hors du confinement forcé franco-français, les langues et cultures créoles pourraient mieux parler au Monde. De même, le français pourrait mieux servir à dire au Français que nous ne sommes pas Français. Le plus terrifiant, en fin de compte, c’est la perte de soi. Notre usage décomplexé et indifférent des deux pourra démontrer au monde que nous ne sommes pas des auteurs français. Parce que, en vérité, nous ne le serons jamais. En fin de compte, singer l’autre est un aveu qu’on n’est pas l’autre, mais un aveu honteux. Être SOI et parvenir à faire surgir un univers intime inédit, son humanité singulière, les deux façonnés par sa propre histoire, c’est toute la raison d’être du créateur artistique.
Pour l’écriture poétique, théâtrale ou romanesque, c’est le même challenge : se raconter de mille façons et par mille détours, mais avec grâce: il ne s’agit pas d’abord de démontrer qu’on est kréyol, mais qu’il s’agit d’art. Kivédi envanté, défèt fil a lang la pou fè’y pitité, pou a’y touvé an nannan a’y sa i po ko montré. LABITID sé pwazon a POEZI. Sa pa ka sèvi ayen ou fidèl pou’w fèmé ki on lanmou ki on lang adan lajòl a LABITID.

Frantz Succab

Théâtre de la Pointe-à-Pitre
M Speneux ayant eu l’honneur d’obtenir de son excellence Monsieur le Gouverneur, ainsi que de Monsieur L’intendant le privilège exclusif des théâtres de la Guadeloupe, a l’avantage de prévenir le public qu’il ne négligera rien pour rendre le spectacle digne de son attention, en se procurant des iles adjacentes les sujets les plus recommandables.
Aidé par la complaisance de MM les Amateurs de cette ville, il débutera dimanche prochain 17 du courant par
Les folies amoureuses
comédie en trois actes et en vers suivie du Prisonnier ou la Ressemblance Opéra en un acte de Dellamaria

Pointe à pitre le 15 mai 1817
Journal de la Pointe-à-Pitre le jeudi 15 mai 1817n° 19

%d blogueurs aiment cette page :