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Archives de Tag: abolition

Comment ces hommes et ces femmes esclaves étaient-ils parvenus à devenir libres avant la formation d’un mouvement pour l’abolition de l’esclavage en Amérique et dans les métropoles européennes? Quelles stratégies avaient-ils privilégiées, et celles-ci correspondaient-elles à des contextes particuliers? Comment se manifestèrent-ils comme êtres humains et acteurs sociaux à part entière, alors que la législation les considérait principalement comme des biens meubles? La montée de l’abolitionnisme dans la seconde moitié de XVIII siècle allait-elle changer les moyens par lesquels des esclaves se libéreraient? Esclaves et abolitionnistes pourraient-ils joindre leurs forces pour mettre fin à la traite négrière et à l’esclavage?plus-jamais-esclaves

C’est à ces questions que ce livre propose de répondre, tout en s’efforçant de mettre en lumière le point  de vue des esclaves. Son but n’est pas d’établir une hiérarchie des luttes pour la liberté, de glorifier par exemple les esclaves révoltés ou marrons aux dépens de ceux qui ont enduré l’esclavage jusqu’à leur mort: pour tout esclave, la survie était déjà une victoire. Mais il se focalise sur ceux qui, seuls ou collectivement, ont réussi à gagner la liberté, parfois par la force, l’abnégation, la ruse ou la patience, parfois par hasard. Il montre que à mesure que l’esclavage se développait, parallèlement des individus ou des groupes d’esclaves devenaient libres, et sapaient donc les bases mêmes de l’esclavage racial.

plus jamais esclaves!

de l’insoumission à la révolte le grand récit d’une émancipation (1492-1838)  p10

Aline Helg Editions la Découverte 2016

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Du nouveau sur la Banque numérique des patrimoines martiniquais :

431 nouveaux registres d’état civil disponibles en ligne

Un grand plus pour la recherche généalogique avec la mise en ligne de 431
registres de la collection état civil conservée aux Archives départementales,
venant s’ajouter aux 210 déjà disponibles et complétant, pour de nombreuses
communes et pour la période la plus ancienne (Fort-de-France, Le Lamentin, Le
Marin, Rivière-Pilote…), la collection des Archives d’outre-mer (ANOM) déjà en
ligne

Ces nouveaux registres concernent plusieurs populations et périodes de
l’histoire de la Martinique, dont :

21 registres concernant la population esclave, entre 1770 et 1848 ;
3 registres de nouveaux-libres (registres d’individualités), entre 1848 et
1858 ;
319 registres concernant tous les citoyens après l’abolition de
l’esclavage, entre 1848 et 1899,

Qui viennent s’ajouter aux quelque 150 registres d’individualités et
d’esclaves déjà en ligne

Plus de détails : http://www.patrimoines-martinique.org/?id=actualites

Message de Dominique Taffin, directrice des archives de la Collectivité »
Territoriale de Martinique

N’hésitez pas à partager la nouvelle

source: ghcaraibe@listes.u-picardie.fr

Samedi 12 décembre 2015 de 15h à 17h :Amphi Richelieu
17 rue de la Sorbonne Paris

« Les deux abolitions françaises de l’esclavage » par Frédéric REGENT, maître de conférences en histoire de la Révolution, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

« Les deux abolitions françaises de l’esclavage »
Le 4 février 1794, puis le 27 avril 1848, la République française a aboli deux fois l’esclavage. Le cours s’intéressera aux modalités et circonstances de ces deux abolitions. Ces abolitions sont elles le résultat des combats des esclaves, de ceux des abolitionnistes? Pourquoi l’esclavage a-t-il été rétabli? Dans quelles circonstances? A la lumière des recherches récentes, ce cours qui s’adresse à tous les publics tentera de répondre à ces questions.

« La liberté, c’est le premier besoin de l’humanité, oui; mais ce suprème bienfait impose d’importantes obligations: la liberté élève le travail à la hauteur du devoir. Etre libre, ce n’est pas avoir la faculté de ne rien faire, de déserter les champs, les industries. Etre libre…c’est l’obligation d’utiliser son temps, de cultiver son intelligence, de pratiquer sa religion. Le travail, en effet, est une mission imposée à l’homme par Dieu; il le relève à ses propres yeux, en fait un citoyen; il l’appelle à fonder la famille.
Ecoutez donc ma voix, mes conseils, moi qui ai reçu la noble mission de vous initier à la liberté…Si, devenus libres, vous restez au travail, je vous aimerai; la France vous protégera. Si vous le désertez, je vous retirerai mon affection; la France vous abandonnera comme de mauvais enfants. »

Proclamation du commissaire général de la République Sarda-Garriga à la Réunion, le 17 octobre 1848. Citée par Oruno D. Lara dans une contribution issue du cycle de conférence organisé par le Centre Pompidou en mars, avril 2006: l’esclavage, la France, les abolitions, les enjeux. Africultures n°67 (juin, août 2006) Esclavage: enjeux d’hier à aujourd’hui, p25 à 29 Titre de l’article d’Oruno D. Lara: Colonisation, liberté et second esclavage

Sur l’air de la Marseillaise

Allons enfants de la Guinée,

Le jour de travail est arrivé;

Ah! telle est notre destinée,

Au jardin avant le soleil levé! (bis)

C’est ainsi que la loi l’ordonne;

Soumettons-nous à son décret;

Travaillons sans regret,

Pour mériter ce qu’on nous donne.

A la houe, citoyens! formez vos bataillons!

Fouillons (bis), avec ardeur faisons de bons sillons.

Histoire de la Guadeloupe par M. A. Lacour conseiller à la Cour impériale Tome Troisième 1798 à 1803 Basse-Terre (Guadeloupe) 1858 Edition et diffusion de la Culture Antillaise, 1976, p:22

Afrique du Sud, 1832. La jeune esclave Philida, tricoteuse du domaine Zandvliet, a eu quatre enfants avec François Brink, le fils de son maître. Lorsqu’il se voit contraint d’épouser une femme issue d’une grande famille du Cap, dont la fortune pourrait sauver l’exploitation familiale, François trahit sa promesse d’affranchir Philida, et envisage de la vendre dans le Nord du pays. Celle-ci décide alors d’aller porter plainte contre la famille Brink auprès du protecteur des esclaves.
Tandis que les rumeurs d’une proche émancipation se répandent de la grande ville aux fermes reculées – l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique sera proclamée en 1833 –, l’opiniâtre Philida brise peu à peu ses entraves au fil d’un chemin jalonné de luttes, de souffrance, de révélations, d’espoir.
À partir d’un épisode de son histoire familiale, André Brink compose un roman à la langue poétique, âpre et sensuelle. Parce qu’il n’est pas de justice sans sincérité, ni d’indépendance sans langage, il orchestre un chœur de voix narratives offrant à chacun l’occasion de dire sa vérité. Murmures, prières et cris scandent ainsi un hymne à la liberté rêvée, qui donne son souffle à ce récit puissant.

André BRINK chez Actes Sud

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