archive

Archives de Tag: châtiments

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Publicités

Les nègres en général n’aiment point le travail. Ils ne sont pas suceptibles d’émulation, ce qui joint à une conception dure et bornée les rend peu industrieux et maladroits. En leur ordonnant un genre de travail il faut leur répéter plusieurs fois comment il faut l’exécuter. Il faut leur apprendre les moyens les plus simples et les plus faciles et ne pas se rebuter. Quand ces précautions ont été prises, ils n’ont plus d’excuses et la prudence ordonne le châtiment suivant l’exigence des cas.

Gabriel Debien qui cite Papiers Grandhomme, « Observations au gérant » 1785 p 17-20

Les esclaves aux Antilles françaises (17-18ème siècles) p 154

Une négresse appelée Elisa, surnommé la République, y était, me rapportait-on, depuis longtemps, enchaînée et souffrait de ses fers; elle était actuellement enferrée avec un jeune nègre appelé Grosloup, marroneur. Je me fis amener ce couple ainsi enchaîné, et je pus me convaincre par son interrogatoire qu’à part quelques exagération dans les rapports, le mode d’enferrement ne pouvait être toléré.

Elisa est une négresse de 36 à 40 ans, assez fortement constituée; c’est un sujet adonné au marronage et insubordonné: c’est ce qui lui a valu le sobriquet de la République. Depuis un an elle était presque continuellement en punition; elle a porté pendant 6 mois un anneau au pied gauche avec une petite barre; ce pied et la jambe sont enflés, elle s’en plaint: on les lui retira pour l’enferrer, il y a 3 semaines environ, par l’autre jambe, où elle porte un anneau de 3 livres environ; à cet anneau est attachée une chaîne double, de 2 pieds et demi, qui est fixée à l’anneau mis au pied gauche du nègre Grosloup. Il y a 3 semaines que cet accouplement dure nuit et jour; la nuit, l’homme et la femme sont placés dans la même prison ainsi accouplés, au mépris de la morale. Il parait que pour l’inventeur de cette punition les sexes ont disparu, et qu’il ne voit que des marroneurs à rentenir, de mauvais travailleurs à corriger. (…) La négresse Elisa demeura précédemment durant 6 mois au cachot, ne sortant que pour le travail: c’est là, sous la voûte tumulaire servant de cachot, qu’elle garda, pendant 6 mois, son nourrisson qui a aujourd’hui un an, et qui a souffert de cette existence dans un lieu étroit et privé d’air.

(Rapport du procureur du Roi de la Basse-Terre du 25 juin 1842)

Exposé général des résultats du patronage des esclaves 1844 p421

Le 20 janvier 1758, un arrêt du Conseil du Cap ordonne l’exécution du fameux Macandal, condamné à être brûlé vif après avoir subi la question, comme séducteur, profanateur et empoisonneur. On rappelle les sortilèges, les maléfices, les paquests magiques dont il s’était servi pour séduire les nègres. Moreau de Saint-Méry dit à ce propos que le nom de Macandal, « justement abhorré, suffit pour désigner tout à la fois un poison et un empoisonneur; c’set encore l’injure la plus atroce qu’un esclave puisse vomir contre un autre à Saint Domingue »

Lucien Peytraud (1858- 1?)

L’esclavage aux Antilles françaises avant 1789 d’après des documents inédits des archives coloniales p317

%d blogueurs aiment cette page :