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Archives de Tag: racisme

Pour Lionel Zinsou, co-président d’AfricaFrance et ancien Premier ministre du Bénin,   « Une diaspora est une façon de regarder une communauté à travers une contribution positive de la culture du pays d’accueil et du pays d’origine. Il y a une contribution remarquable des diasporas dans la société française. Dans l’invention et la pratique, les diasporas sont au cœur de ce développement. Elles ne sont pas simplement un auxiliaire pour les pays du nord. Il y a une réciprocité qui est en train de se mettre en place, c’est un vrai changement. Il reste quelque chose de la dimension tragique de l’étymologie du terme diaspora mais je crois que c’est en train de changer dans une vision positive ». Il poursuit sur cette tonalité pleine d’optimisme : « La diaspora est dans un combat pour faire valoir ses droits dans ses pays d’accueil. Face aux oppositions de la haine, du racisme, des privilèges, de la rente, des archaïsmes… face à tout cela les diasporas ont une vraie force, une vraie vitalité ».

Cette dimension tragique ancienne et moderne, explique sans doute la définition d’une diaspora que fait le poète Daniel Maximin : « C’est l’avant-garde de l’humanité. C’est une lutte. On ne choisit pas le plus souvent d’être dans une diaspora. Ce n’est jamais facile mais c’est une des réalités humaines les plus puissantes qui existent et qui font le destin de l’humanité depuis qu’elle est là. Il y a les guerres, les génocides, les violences… nous sommes tous capables de rejeter le frère dans une altérité étrangère. Cette pulsion inverse de fraternité est de temps en temps porté par des situations comme des communautés ou des diasporas. C’est dans ce sens qu’une diaspora est toujours une avant-garde pour moi. C’est une impossibilité de rejeter l’étranger dans une étrangeté absolue. J’appelle ça en tant qu’antillais, qui suis issu de quatre continents, l’imposition de la reconnaissance du cousinage ».

 

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Free state of Jones est un film à voir. Le titre de cet article est une réplique de Newton Knight un « sauveur » blanc. J’ai trouvé le film pertinent et aussi cette critique qui le déconstruit. A vous de voir! La critique est ici. Le film sur netflix et la bande annonce juste là:

Vous êtes cordialement invités à la dernière séance de l’Université populaire du CM98 en partenariat avec l’IHRF,  traites, esclavages, révolutions, émancipations.

Catégoriser et classifier les peuples européens : la « science des mœurs » appliquée à la diplomatie  par Virginie MARTIN (IHRF-IHMC), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Samedi 28 mars 2015 de 15h à 17h :

Lieu des cours : amphithéâtre Richelieu (Sorbonne),
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. RER B, station Luxembourg ou Saint-Michel, métro Cluny-La Sorbonne.

Public concerné : Tous publics.

Critères d’admission : Pas d’âge requis et de niveau d’étude exigé. Pas d’inscription. Accès libre.

Bien cordialement.

Si nous voulons vraiment changer notre société, lutter contre le racisme, ce n’est pas sur la discrimination positive ni sur le communautarisme qu’il faut compter. Seul le changement de nos imaginaires peut nous rapprocher et faire tomber nos barrières culturelles; là seulement nous pourrons dépasser l’obstacle majeur qui se cache derrière des mots comme « minorité visible », « diversité », – les « vous » et « nous » déterminés par la couleur de peau.

Mes étoiles noires De Lucy à Barack Obama

Lilian Thuram Points p.11

Parlons du corps et de l’intimité avec Alfred Alexandre, Edem Awumey, Julien Delmaire, Frankito, Julien Mabiala Bissila, Jean-Marc Rosier, Insa Sané, Felwine Sarr, Sunjata et Georges Yémy. L’initiative est signée Léonora Miano, romancière. Elle demande à dix hommes, écrivains des mondes noirs, de raconter une première nuit d’amour. Les auteurs sont invités à naviguer entre Éros et Thanatos. Ainsi naît cette anthologie du désir où la rencontre amoureuse, le plaisir et la sexualitésubversive se déclinent sous une diversité de tons et de formes. Un ouvrage passionnant, tout en frémissements, pulsions et vibrations.

A écouter sur France Inter 

A écouter sur Ici Radio Canada

Nouvelles

ISBN : 978-2-89712-190-7
21,95 $
200 pages

Format numérique disponible :
ISBN EPUB : 978-2-89712-191-4
PRIX EPUB : 12,99 $
ISBN PDF : 978-2-89712-192-1
PRIX PDF : 12,99 $

Une critique du livre ici

Dans la préface de l’anthologie, Léonora Miano explique avoir rassemblé là uniquement des écrivains masculins parce que « l’idée d’une femme passant commande à dix hommes d’une nouvelle sur le désir [la] séduisait». Mais, également, parce qu’elle projette de renouveler l’expérience dans un second projet cette fois entièrement féminin, prolongeant alors son interrogation sur l’intime et le corps.

De quelle couleur sont les blancs?

 

Introductionpar Sylvie Laurent et Thierry Leclère
I / Qu’est-ce qu’être blanc ?

Réflexions sur le privilège blanc, par Pierre Tevanian 
Il n’y a pas de « question blanche », Gérard Noiriel (entretien avec Thierry Leclère)

« Nous ne voulons plus être les tirailleurs sénégalais d’aucune cause ! », Sadri Khiari (entretien avec Thierry Leclère)
Pourquoi s’interroger sur les Blancs ? De l’utilité des whiteness studiespar Sylvie Laurent 
« Quand je suis devenu blanc… », Magyd Cherfi (entretien avec Thierry Leclère) 
II / L’héritage colonial
La fabrication des Blancs dans les colonies françaises, par Frédéric Régent 
La « ligne de couleur ». Esclavage et racisme colonial et postcolonial, par Françoise Vergès

Blanc, couleur de l’empire, par Alain Ruscio
« Le Blanc n’a pas d’amis. » L’Autre européen dans les littératures africaines orales et écrites, par Mineke Schipper 
La couleur indiscernable des « Petits-Blancs » de l’île de La Réunion, par François Hoarau

Les « métis franco-indigènes » dans le second Empire colonial, par Yerri Urban
La construction du « Blanc » dans l’iconographie coloniale, par Pascal Blanchard et Gilles Boëtsch
III / Imaginaires
Peau blanche, masques blancs. Frantz Fanon et la blancheur, par Matthieu Renault
La blancheur dans la littérature française, par Clarissa Behar
La mise en scène de la blancheur dans le cinéma français, par Andrew Asibong
De la pâleur au bronzage. Les idéaux de la beauté féminine en France, par Peter Frost 
L’écran blanc. Les publics et la question de la diversité, par Maxime Cervulle

Les figures de la « Roumia », par Naïma Yahi
Y a-t-il une « question blanche » dans le rap français ?, par Karim Hammou
IV / Le « blanc », une couleur politique. La République, les « petits Blancs » et le « racisme anti-Blancs » Une constitution « blanche » peut-elle prétendre à l’universel ?,débat entre Dominique Schnapper et Maboula Soumahoro (animé par Sylvie Laurent et Thierry Leclère)
La « race blanche ». Retour sur les tentatives trompeuses de classification et de hiérarchisation de l’espèce humaine, par Anna Degioanni et Géraud Gourjon

Xénophobie et « blanchité » en France dans les années 1880-1910, par Laurent Dornel
La construction de l’identité nationale et raciale en France, aux XIXe et XXe siècles, par Carole Reynault-Paligot 
Plus blanc que blanc : réflexion sur le monochrome populiste en Europe, par Ariane Chebel d’Appollonia 
La rhétorique de la blancheur dans les pays nordiques, par Cyril Coulet 
Racisme(s) ? Retour sur la polémique du « racisme anti-Blancs » en France, par Damien Charrieras 
Les juifs et la « ligne de couleur », par Enzo Traverso

La « communauté juive » française, la gauche et le « racisme anti-Blancs », par Guillaume Weill-Raynal 
De la couleur des Tsiganes en France, par Emmanuel Filhol 
« Poor white trash» et «chav» : « mauvais pauvre » et construction d’un imaginaire social,par Sylvie Laurent
Les auteurs.

 
   
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