La mer comme métaphore

La mer, palimpseste éternel, lieu de nos érosions, métaphore de l’intertextualité discursive  et anthropologique de l’histoire antillaise. Si on rajoute le transport contenu dans l’étymologie de « métaphore »: la mer devient donc transport initial géo-historique mais aussi désir, transport de l’âme. Une métaphore complète qui indique que la mer est question, autant pour le grand découvreur que pour le petit redécouvreur. Cette mer, linceul, tombe liquide des Nègres et des Caraïbes sans sépultures: cette mer fréquentée serait donc pour le poète comme une manière d’ablutions, une manière de se laver du non-deuil, du tout-à- l’gout de notre mémoire.

Ronald Selbonne

Albert Béville alias Paul Niger

Ibis Rouge éditions 2013 p 6

préfacé par Christianne Taubira

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