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Archives de Tag: religion

Les Blancs croient que tout est une histoire. Dans leur monde, c’est peut-être vrai. Je n’y habiterai jamais. Ce que les hommes peuvent faire est plat comme une route et file sur la peau du monde mais comme ça ne commence pas quelque part pour finir ailleurs ce n’est absolument pas une route. Les carrefours sont les endroits où nous devons toujours nous rencontrer mais l’autre route ne repose pas sur la terre. Elle descend du ciel sur le poteau mitan et à travers la terre en bas de l’eau, où la Guinée est l’Ile Sous la Mer, où nous attend le loa. C’est ça la croix et ce qu’elle signifie et c’est partout. Les Blancs disent qu’ils ont cloué un homme dessus, l’homme que leur dieu avait choisi.

Leur histoire ne ressemble pas à la nôtre. C’est une histoire racontée par Dieu, mais un dieu différent m’a choisi.

Madison Smartt Bell

Le soulèvement des âmes (All souls rising)

Ediitions Actes Sud 1995 p47

L’idée est née il y a dix ans à Montreuil à l’initiative de Mohammed Arkoun, professeur d’histoire de la pensée islamique, aujourd’hui disparu, qui avait convaincu l’ancien maire Jean-Pierre Brard (app. PC) de la nécessité de créer un Centre civique d’étude du fait religieux (CCEFR). Ensemble, les deux hommes ont donné vie au Centre à Montreuil.

Et les cours pourtant très pointus font toujours salle comble. Le nombre d’adhérents du Centre, subventionné par l’Education nationale, le département et les villes de Montreuil et de Bobigny, n’a cessé d’augmenter pour arriver à plus de 150 personnes aujourd’hui, qui viennent de toute l’Ile-de-France.

Le 21 mars, ils étaient ainsi près d’une quarantaine, âgés de 35 à plus de 70 ans, pour assister aux enseignements magistraux de Sophie Accolas et Jacob Durieux, qui ont dressé trois heures durant un panorama des religions en Namibie, de la préhistoire à l’indépendance du pays.

Un cours qui s’inscrivait dans le cycle des « Mutations du religieux en Afrique ». « Certes, c’est très spécialisé. Mais laïciser l’approche de la religion, comprendre comment s’inscrit le fait religieux dans un contexte historique, géographique, politique et social donné est un excellent moyen d’éviter tout amalgame. Au regard des événements tragiques qui frappent la France en ce moment, cet état d’esprit ne peut faire de mal à personne », estime un retraité habitué des lieux.

Conférences sur les Printemps arabes et les religions

C’est un conseil scientifique de treize chercheurs-enseignants, avec à leur tête Françoise Michaux, historienne du monde arabe et de l’islam à la Sorbonne et nouvelle présidente du Centre, qui choisit les thèmes étudiés Leur sélection s’effectue en fonction des programmes des concours de sciences humaines traitant du fait religieux, des domaines de recherches des différents professeurs invités, mais aussi de l’actualité.

En mai et juin, ce ne sont pas des cours mais un cycle de 4 conférences exceptionnelles, ouvertes à tous, qui devraient faire salle comble : elles auront en effet pour thème « Les Printemps arabes et les religions ». La première aura lieu le 15 mai, à 20 heures, à la salle des fêtes de la mairie de Montreuil.

* 10 € par cours ou 30 € pour 4 cours (+ 15 € d’adhésion). Conférences : 5 €. Renseignements et inscriptions au 06.89.36.08.79 ou sur le site www.ccefr.fr.

Samedi 17 janvier 2015 de 15h à 17h : Esclavage, religions et colonisation française, par Frédéric REGENT (IHRF).

Vous êtes cordialement invités à participer à l’une ou plusieurs des séances du module histoire de l’Université populaire du CM98,  traites, esclavages, révolutions, émancipations.
L’objectif de ce module est de diffuser auprès de tous les publics les connaissances les plus pointues et les plus récentes concernant les différentes formes d’esclavage et de lutte contre celles-ci au cours de l’histoire. Les cours sont assurés par des enseignants-chercheurs de l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et coordonnés par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF, CNRS, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

Lieu des cours : amphithéâtre Richelieu (Sorbonne),
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. RER B, station Luxembourg ou Saint-Michel, métro Cluny-La Sorbonne.

Public concerné : Tous publics.

Critères d’admission : Pas d’âge requis et de niveau d’étude exigé. Pas d’inscription. Accès libre.

Suite du programme :

Samedi 24 janvier 2015 de 15h à 17h : La vie quotidienne des esclaves dans les colonies françaises, par Frédéric REGENT (IHRF, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 14 février 2015 de 15h à 17h : Les formes de commerce d’esclaves dans l’Afrique subsaharienne par Thomas VERNET (Institut des Mondes Africains), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 21 février 2015 de 15h à 17h : Les sociétés et économies antillaises au lendemain de l’abolition, par Frédéric REGENT (IHRF), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 28 mars 2015 de 15h à 17h : Catégoriser et classifier les peuples européens : la « science des moeurs » appliquée à la diplomatie  par Virginie MARTIN (IHRF), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Tout le monde sait que l’histoire de l’humanité commence par le récit biblique de l’Arche de Noé. Mais qui se souvient que quelques versets plus loin? Noé, ivre, est surpris par son fils Cham dans son plus simple appareil. A son réveil ; furieux, Noé maudit Cham en la personne de son fils, Canaan, le condamnant ainsi que sa descendance a être esclaves. Cet épisode ne serait pas aussi singulier s’il n’avait échappé au domaine théologique pour contaminer celui de l’Histoire : il servit aux Hébreux à justifier la conquête de la Palestine, aux Arabes et aux Européens à légitimer l’esclavage des Noirs, tandis que les protestants l’utilisèrent pour condamner la colonisation espagnole de l’Amérique et le papisme…
Guillaume Hervieux reprend le texte sacré, analyse les interprétations des écrivains chrétiens, juifs et musulmans, et ses instrumentalisations politiques et économiques depuis deux mille cinq cents ans. L’on découvre alors un mythe d’une richesse thématique extraordinaire et son rôle fondateur dans la construction des mentalités, notamment à travers les débats sur l’idolâtrie, la diversité raciale, les conquêtes territoriales, l’esclavage. Un mythe si bien ancré qu’aujourd’hui encore il resurgit parfois pour alimenter le contentieux mémoriel entre les peuples.

Diplôme en science des religions, Guillaume Hervieux est l’auteur de La Bible, le Coran et l’esclavage.

Article sur le site des éditions Perrin

L´ivresse de Noé
Histoire d´une malédiction

Guillaume HERVIEUX

Parution : janvier 2011 
ISBN : 978-2-262-02772-8
Pages : 372
Prix : 23,50€

 

 

Sentence du Juge du Cap, qui condamne un père naturel à prendre

soin de son enfant et lui défend de récidiver.

Du 22 mars 1702

Entre Marie Gaury, demanderesse et Jean Nicolas défendeur. Vu la requête etc… Nous condamnons ledit Nicolas de nourrir et faire élever ledit enfant en la religion catholique, apostolique et romaine et d’en apporter attestation au greffe, de trois en trois mois, jusqu’à ce qu’il ait atteint 14 ans, et fournira par chacun an 75 liv de mois en mois, tant que l’enfant sera sur les charges de la mère (qui l’aillaite), après quoi sera tenu de le nourrir et de l’élever et pour le scandale condamnons ledit Nicolas en 30 liv d’amende, applicable à l’hôpital de ce lieu, et en tous dépens, avec defense audit Nicolas de récidiver ni d’insulter ladite Gaury, sous de plus grandes peines.

Loix et constitutions des colonies françoises de l’Amérique sous le Vent.

T. 1 de Moreau de Saint Méry (1784-1790)  p683

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