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Alternatives

J’ai rencontré Dimitri le mois dernier. Nous avons eu un entretien qui m’a vivifié. Voila un jeune guadeloupéen brillant et créatif et qui debout et bien vertical conçoit des objets pleins de sens et nourris de son histoire. Il a des yeux pour regarder, un coeur pour sentir et un tête bien faite pour rêver créer et inventer. Je vous invite à le découvrir:

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Diplômés respectivement en design de produit à l’ESAAB de Nevers et de l’Ecole Boulle, Florian Dach et Dimitri Zephir se rencontrent à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD) où ils étudient encore aujourd’hui en master concepteur-créateur en design d’objets. Riches de leurs expériences professionnelles et personnelles, notamment, un semestre à l’Ecal (Ecole cantonale d’art de Lausanne) en Suisse pour Dimitri, et à la National University of Singapore pour Florian, leurs regards croisés sur la discipline leur permettent de travailler ensemble et de construire un paysage, où l’objet est pensé en étroite relation avec l’histoire et l’homme.

Qu’apporte le travail en binôme à votre démarche créative?

Dimitri Zephir : On insiste beaucoup pour dire que les projets que l’on mène sont faits et pensés à deux têtes. Ce constant va et vient permet d’avoir un certain recul et de s’en assurer la validité. Quand on commence un projet, on discute énormément !

Pour réellement peser le poids de notre proposition, à tour de rôle, on déconstruit le projet, pour ensuite le reconstruire.

La finalité est donc une belle balance entre nos propositions respectives. On se nourrit l’un de l’autre.

Du fait de nos différences culturelles, nous n’abordons pas un projet de design de la même façon. Ce sont justement ces différences qui nous intéressent chez l’un et chez l’autre car elles permettent de le construire sur des bases plus riches.

Florian Dach : Chez Dimitri, la question de l’histoire, du passé, de la narration est récurante. Parce qu’il a grandi aux Antilles et que la culture du conte est y est très présente, l’aspect culturel et narratif de l’objet est un élément fort. C’est d’ailleurs sa porte d’entrée pour construire un projet. Aussi, il s’intéresse beaucoup au façon d’être, de faire de chacun, la façon dont les gens vivent. Il dessine, se nourrit beaucoup d’images, de lectures et de photographies. Cela crée un univers assez chargé, hybride dans lequel il s’agit toujours d’en tirer le meilleur et de l’appliquer à quelque chose de plus rigoureux qu’est le projet.

Dimitri Zephir : Chez Florian, l’approche est plus pragmatique et technique. Il a une bonne connaissance des matériaux et des process, et place donc très rapidement le projet dans le réel. Il est curieux de l’objet, s’intéresse à la façon dont les choses tiennent, se forment, se construisent. De part sa formation en marketing, il porte un regard attentionné sur la potentielle cible, son mode de vie, son environnement, ses habitudes mais aussi l’environnement de l’entreprise pour laquelle on travaille, ses concurrents, ses moyens de production et surtout son histoire.

Ainsi, dans notre démarche de création, les projets sont des histoires crées ou observés, analysés, que l’on cherche à rendre compter à travers des formes, des matières. Souvent, on utilise la technique pour raconter cette histoire.

C’était le cas de Rite, le projet présenté à Cinna, qui, pour nous, est avant tout l’histoire d’un lieu (l’entrée, une sorte de fourmilière en mouvement). Il s’agissait donc de raconter ce mouvement, ce passage. Le rail et l’assemblage en queue d’aronde de l’objet sont à la fois des éléments techniques puisqu’ils permettent de fixer les différents éléments, mais ils sont aussi un détail narratif, une sorte de colonne vertébrale qui raconte le scénario de vie de l’objet, puisque ceux-ci sont aussi des choses en mouvement qui parlent de l’espace où ils sont posés.

Le tapis Chivé fait référence à la coiffure de Man Yaya. Une image très connue aux Antilles qui conte une scène d’antan.

Le cheveux de la petite est très crépu, ce qui caractérise le cheveux antillais. Mais quand on l’approche, on le touche, il évoque un vrai confort. On a choisi de reprendre cette histoire à travers un tapis. En assumant toutes les composantes. En jouant avec ce qui est supposé « à être cacher ». Les froufrous sont assumés et délimitent une vraie surface de confort. Avant d’être un tapis, Chivé est un confort. Un confort visuel et physique. Utile et subtile.

(le texte de l’entretien m’a été donné par Dimitri questions et réponses comprises)

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entretien par Daniel Mermet

A la mémoire de Cornelius Castoriadis, disparu le 25 décembre 1996, nous avons rediffusé l’entretien qu’il nous avait accordé un an plus tôt. On a parfois envie de retenir les mots, revenir sur les idées, à « oreille reposée ». En vous proposant de vous adresser le script de cet entretien, je ne m’attendais pas à un tel intérêt de toute part, tout horizon, tout milieu, pour une des pensées les plus fécondes et les plus lucides de notre temps. A travers la brèche on sent que tout n’est pas perdu ! Read More

Je n’ai pensé aux photos qu’à la fin donc nous n’avons pas le work in progress. A la fin nous avons bien mangé. Avant et pendant aussi nous avons bien papoté. Bref une très belle matinée que j’ai hâte de recommencer.

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Quelqu’un je ne sais plus qui m’a raconté que des femmes se réunissaient pour cuisiner toutes ensemble et après mettre en barquette au congélateur pour la semaine. Une idée.

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Au menu donc, salade, poivrons farcies aux blettes, giraumon et manioc (le lendemain j’ai fait des Accra avec la farce. Un sauté de légumes (navet, carottes, haricots verts…), j’ai rajouté avec du riz blanc le lendemain midi et j’ai fait aussi une soupe en rajoutant du giraumon pour le soir. Ce que j’ai préféré c’est le « diot » (pas sur de l’orthographe) avec des malanga et aubergines au lait de coco). Gâteau giraumon fait le dimanche avec mes filles.

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Un régal merci Rajah. Si ça vous dit d’essayer vous aussi, vous pouvez l’appeler au 0690533352

Alors soit on pense que tout est foutu! Si même le ministre du budget va mettre ses sous à Singapour c’est que les choses vont très mal. Oui on peut penser que tout va mal et que c’est foutu. Foutu maintenant que la France ressemble à la première république bananière venue, plan FMI, évasion fiscale, scandales sur scandales… Oui foutu.

Et bien non! Dans notre toute petite Guadeloupe, nous avons les moyens, nous, de changer le monde. Je suis très heureuse de ne pas être toute seule à y croire et de découvrir jour après jours les vaillants habitants  de ce pays. Alors cet article est pour eux et pour moi aussi les jours de cafard afin de me rappeler les belles personnes que j’ai pu rencontrer. Article donc qui sera mis à jour au grès des rencontres.

Alimentation

GIE.Bio: Les premiers dans ma liste parce qu’après le scandale du chloredecone je ne comprends pas qu’on fasse autrement que de se débarrasser des pesticides. Nous sommes dans un climat tropical, tout pousse à foison et plutôt que de s’harmoniser à la nature nous adoptons des habitudes de pays froids, nous jouons la carte de l’industrialisation et résultat le sol s’appauvrit, et le vivant (nous dedans aussi) s’empoisonne. Donc mon vote concret pour changer quelque chose c’est de m’abonner au panier bio ce qui m’a doucement (à doses homéopathiques) amener à changer ma façon de manger et de cuisiner (en fait j’étais bien obligée de me mettre à la cuisine si je ne voulais pas mettre mon panier à la poubelle).

Raja viens chez vous, cuisine avec vous avec ce qu’il y a dans votre frigo et votre placard. Quand je vois la profusion de méthode pour maigrir (en voila un marché fleurissant) je me dis que nous ne savons pas que c’est nous qui avons le pouvoir. J’ai réalisé après bien des méthodes de régime et des sous dépensés dans toute sorte de littérature sur le sujet, que la bonne idée c’était d’apprendre à être autonome. Or la seule chose que font ces méthodes et ces livres c’est de nous enlever le pouvoir. J’ai le pouvoir avec mon panier bio et avec Raja qui en une séance à 35 euros ( prix promotionnel, ceux qui trouvent que c’est cher sachez qu’elle passe quand même 4h chez son ou sa cliente) a cuisiné mon panier bio. Je l’ai regardé faire, j’ai pris des notes, j’ai participé aussi bien sur. Nous avons passé la matinée à cuisiner en papotant (2 amies nous ont rejoins), et cela a été un moment de bien-être bien plus nourrissant que n’importe qu’elle méthode montignac, ou dukan. Le plaisir. Nous l’oublions dans cette course à la performance. Mesdames, messieurs n’hésitez, pas achetez vous une séance. Le numéro de Raja 0690533352

Les soins du corps

Cybele: Kybele massage shiatsu. Un bonheur! Je crois que j’ai tout essayé. Le Shiatsu bien sur , le massage thaï des pieds, le drainage lymphatique. C’est grâce à Cybele que j’ai fait la connaissance de Raja lors d’une journée féminessense au jardin d’eau à Goyave. A appeler aussi  0690 509 616

Solange

Body Pilat. Solange a toujours la pêche. Une gym qui fait travailler en profondeur. Belle énergie. Jusqu’ici je n’ai pas manqué un cours

Adresse : 24, rue Delgrès
97110 Pointe-à-Pitre
Contact : Solange MAITREL
Tél. : 0590 10 28 78
Mobile : 0690 93 07 24
Email : solan768@hotmail.fr

Natural trip, voila longtemps que je n’ai pas eu de leurs nouvelles mais je garde d’excellent souvenirs de l’atelier de création cosmétiques maison et le soins que nous avions fait à la rivière après avec nos gommages et crèmes faits avec nos jolies petites mains.

Les soins du cheveu

Je n’ai pas encore testé les produits, mais c’est tentant: doobaline

Création de site internet

Vous n’avez qu’à voir le site de Cybele. Il est fait par Julie Chetaille, une belle personne que je rajoute à mon carnet d’adresse.

Julie web designer, elle a toujours le sourire

Formation

Les ateliers Varan Caraibe. En 2012 nos stagiaires ont réalisé 8 courts métrages sur le thème de l’amour. Vous pouvez les voir en ligne et gratuitement ici et le journal du stage sur le blog

Culture

L’Apcag, Varan caraibe, Textes en paroles et Gens de la Caraibe et bien d’autres associations encore réfléchissent à un moyen de travailler de concert afin de mutualiser les moyens, créer aussi de la synergie. En voila une belle alternative plutôt que de travailler chacun de son côté.

Nature

Découverte aujourd’hui 4 mai 2013 d’une association très sympathique bwa lansan. Une marche tranquille de 2 heures sur le littoral à sainte rose entre la plage des amandiers et la plage de cluny. Des arrêts éducatifs pour reconnaître un mancenillier d’un katalpa, un peu d’histoire sur les amérindiens (on ne dit plus caraibe) et les colons de l’olive et Duplessis, et pour finir un bokantaj avec des fruits, et des beignets bananes absolument délicieux.

Habillement

Là nous ne sommes plus en Guadeloupe mais avec l’internet c’est un peu comme si. Donc pour commander en ligne des vêtements de créateurs je vais (enfin j’irai un jour) sur African pulse

J’imagine que c’est comme pour toutes les résolutions, elles sont plus faciles à tenir si on en fait des habitudes pour lesquelles il n’est même pas besoin de réfléchir.

J’ai fait aujourd’hui l’inventaire de mes vivres :

Cérales: riz complet, quinoa, lentilles, flocons d’avoine, farine, arrow root

Légumes: radis, concombre, carottes, haricots verts, 1 courgette, aubergines, giraumon, tomates

Feuilles: salade, choux

Racines: malanga, igname

L’idée c’est de ne pas se poser de questions ou en tout cas le moins de questions possible et de mettre en place des rituels.

Il s’agit de préparer ce que je vais manger, alors j’ai bien envie de décider que mon assiette végétarienne se compose de la manière suivante

1 crudité

1 céréale ou 1 racine

1 légume

1 sauce

Ainsi pour aujourd’hui par exemple:

radis et concombre en crudité

quinoa en céréale

giraumon en légume

tomates en sauce

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