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Projection/débat : « Ghosts of Amistad » avec Marcus Rediker
Mardi 7 octobre à 19h30
Projection suivie d’un débat avec Marcu Rediker

« Ghosts of Amistad (Les fantômes de l’Amistad), 2014, 56 min, de Tony Buba s’inspire du livre de Marcus Rediker The Amistad Rebellion : An Atlantic Odyssey of Slavery and Freedom (Penguin 2012 – en français en 2015 au Éditions du Seuil).

Il relate un voyage en Sierra Leone, entrepris en 2013, pour visiter les villages des rebelles qui capturèrent le navire négrier La Amistad en 1839, interviewer les anciens sur la mémoire locale des évènements, et rechercher les ruines perdues de Lomboko, la forteresse négrière où commença leur cruelle traversée de l’Atlantique.

Les créateurs du film se fondent sur les connaissances des villageois, des pêcheurs, et des camionneurs pour reconstituer un épisode, longtemps oublié, de l’histoire populaire du combat contre l’esclavage. »

Bar restaurant Le Lieu Dit – 6, rue Sorbier 75020 Paris – 01 40 33 26 29 –
contact@lelieudit.com

Marcus Rediker est Professeur d’Histoire à l’Université de Pittsburgh, et auteur de nombreux livres, comme Pirates de tous les pays (Libertalia, 2011) et À Bord du Négrier : Une Histoire Atlantique de la Traite (Éditions du Seuil, Paris, 2013). Il sera en France pour une série de conférences du 6 au 18 octobre.

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Les statues meurent aussi est un documentaire français réalisé par Chris Marker et Alain Resnais sorti en 1953. Il fut commandité par la revue Présence africaine. Un film de légende, interdit pendant dix ans.

De 1952 à 1953, Alain Resnais et Chris Marker tournent un film documentaire sur l’Art nègre dans un contexte où la décolonisation semble inéluctable. Il s’agit d’une commande. Les deux auteurs répondent à la demande du collectif « Présence africaine » patronné par Alioune Diop et animé notamment par des intellectuels comme Aimé Césaire, Price Mars, Léopold Sédar Senghor, Richard Wright ou Jean-Paul Sartre qui veut offrir à la palabre africaine un espace de discussions où se rencontrent les figures les plus marquantes du monde noir de l’après-guerre.

Alain Resnais et Chris Marker partent d’une interrogation : « Pourquoi l’art nègre se trouve t-il au musée de l’Homme alors que l’art grec ou égyptien se trouve au Louvre ? »

Le sujet des Statues meurent aussi, c’est la mise à nu des mécanismes d’oppression et d’acculturation, l’impossible dialogue culturel dans le contexte immanent de la colonisation, le développement d’un art de bazar parce que le Blanc est acheteur, l’idée qu’il n’y a pas de rupture entre la civilisation africaine et la civilisation occidentale.

En même temps que l’Art nègre gagne ses titres de gloire, ne devient-il pas une langue morte, questionne Chris Marker ? « On achète son art au Noir et on dégrade son art » poursuit-il.

La commission de contrôle refuse au film son visa du fait notamment du discours anticolonialiste explicitement véhiculé dans le documentaire. Au bout de 10 ans, une copie tronquée du film sort toutefois sur les écrans.

« On nous avait commandé un film sur l’art nègre. Chris Marker et moi sommes partis de cette question : pourquoi l’art nègre se trouve-t-il au Musée de l’Homme, alors que l’art grec ou égyptien est au Louvre ? » explique Alain Resnais.

À l’arrivée, une exploration passionnée de l’art nègre et une dénonciation virulente des méfaits du colonialisme. La question posée reste d’actualité, pour ce qui concerne le Louvre – mais aura contribué à voir naître le musée du Quai Branly.

Les films de Pierre et Mareterraniu ont le plaisir de vous convier à la projection du film :
 
de Sylvaine Dampierre
(Documentaire 53′)
 
Le 20 juin 2013 à 20
Aux Ateliers Varan – 6 impasse Mont-Louis 75011 Paris. M°Philippe Auguste
 
Sartène, village corse enserré dans le corset de pierre d’une ville, forteresse accrochée à sa montagne, est comme une île dans l’île. L’espace à Sartène est partagé, arpenté depuis des décennies selon un rite immuable et aux marges de la place qui en forme le cœur, se tiennent les maghrébins. Ils n’ont pas vraiment choisi la Corse, mais  veulent croire qu’elle les a choisis, on ne reste pas à Sartène si longtemps par hasard, on s’y sent destiné. Leurs enfants doivent trouver le chemin de leur liberté entre deux héritages, entre culture d’origine et spécificité corse, entre deux langues, entre deux mythes. Le film campe ses personnages dans leur décor, dans l‘exaltation de leurs gestes, de leur travail, tout ce qui fait de ces corps d’étrangers des figures ancrés dans cette terre, tout ce qui fait de ces gens d’ailleurs, des gens d’ici.
 

Le film en trois épisodes « Une ’histoire de l’Outre-Mer » dont la production a été soutenue par la Région Réunion, dans le cadre des aides à l’audiovisuel, inaugurera la célébration de l’année de l’Outre-Mer sur France 5.

Chaque épisode sera diffusé les dimanches, respectivement le 8, le 15 et le 22 mai vers 20H30.
Voir la fiche du film: Hist. Outre Mer film succab
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