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A l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, le Mémorial ACTe vous invite à sa 6 ème Rencontre qui aura lieu le mercredi 11 février 2015 à 18h30 au Pavillon de la ville de POINTE-A-PITRE.

Au cours de cette conférence Monsieur Steve GADET, Maître de conférence en civilisation américaine à l’université des Antilles et auteur référent du Mémorial ACTe interviendra sur « Invitation-6e?me Rencontre Me?morial ACTe-11 fe?vrier 2015

 

Frederick Douglass, né Frederick Augustus Washington Bailey vers 1818 et mort le 20 février 1895 àWashington DC, est un homme politique et écrivain américain. Né esclave, il sera l’un des plus célèbresabolitionnistes américains du xixe siècle. Son ouvrage La vie de Frederick Douglass, esclave américain, écrite par lui-même constitue un classique des témoignages d’esclaves qui connut un retentissement important lors de sa publication

Surnommé « Le sage d’Anacostia » ou « Le lion d’Anacostia », il fut candidat (malgré lui) à la vice-présidence des États-Unis aux côtés de Victoria Woodhull, la première femme à se présenter pour le poste de président des États-Unis, pour le Parti de l’égalité des droits (Equal Rights Party). Il affirma tout au long de sa vie sa ferme croyance en l’égalité de tous, noirs, femmes, indigènes ou immigrés récents. Son adage favori affirmait : « Je m’unirais avec n’importe qui pour faire le bien et avec personne pour faire le mal ».

 

C’est le titre que j’ai failli donner (suggestion faite par L Leclerc)  à l’adaptation radiophonique du Cachot. Sébastien un nègre esclave du Sieur Vallentin est ce bon nègre. Sa docilité ne le mettra pas à l’abri des soupçons de son maître. Il sera mis au cachot accusé d’empoisonner les bestiaux. Il y mourra.

Cecil Gaines le majordome de la maison blanche sous je ne sais combien de mandat d’Eisenhower à Reagan, dans le dernier film de Lee Daniels, est aussi un bon nègre.

Je suis bien heureuse qu’après le mythe du nègre marron (indispensable nous avons besoin de héros) on s’intéresse aussi et enfin à ces petites gens, anonymes, sans gloire qui obstinément ont survécu à l’esclavage.

 

Le film relève brillamment , de mon point de vue, le défi de raconter une histoire « entertaining », tout en nous donnant une belle leçon d’histoire. Et il ne s’agit pas seulement de l’histoire des noirs mais de l’histoire des États-Unis. Des champs de coton jusqu’à Barack Obama, l’épopée (n’ayons pas peur des mots) d’un homme qui aura voué sa vie à servir et aura trouvé dans cet asservissement sa liberté. Comme le dit un des personnages, la figure du domestique noir qui se doit d’être digne de confiance, sape le racisme au quotidien et sans bruit. Louis le fils de Cecil Gaines dans le film explore d’autres voies, celle de la non violence pour commencer, celle de Martin Luther King puis quand celui ci est assassiné des Black Panthers. En continuel conflit avec son père qui préférait le voir à la fac, plutôt que de jouer aux freedom riders,  il n’arrive pas à lui faire comprendre ses choix. Peut-être bien parce qu’il méprise le sien. Un choix que Cécil a fait pour protéger sa famille et leur donner une chance d’échapper aux champs de coton, d’échapper à l’asservissement.  Pour finir c’est déjà à la retraite que Cécil et son fils aîné vont se réconcilier derrière les barreaux d’une prison. Cecil prend enfin fait et cause pour les noirs, il dénonce la politique américaine qui soutient alors le régime de Pretoria et l’apartheid. D’un point de vue dramaturgique, la scène de fin répond à celle du début. Après l’humiliation et l’horreur totale (sa mère est violée et son père tué sous ses yeux), il s’avance digne, le pas assuré (il connaît le chemin) vers le bureau ovale maintenant occupé par le premier président noir des Etats-Unis. Barack Obama. Yes we can! Le prix à payer a été lourd cependant. C’est à ce titre qu’il me parait indispensable de raconter les histoires des bons nègres et pas seulement ceux qui ont fait carrière à la maison blanche à une place ou une autre. Petite confidence, je travaille à l’histoire de Maximin Daga. Lui aussi était un bon nègre.

Daga:

« Si je suis infirme, estropié, c’est que j’ai été souvent lié de cordes pendant que j’étais jeune encore, que j’ai été enferré, que j’ai été chargé de trop lourds fardeaux, que j’ai reçu un coup de bâton sur le genou. »

Procès de Texier Lavalade 1847

ImageEn 1892, juste après l’ouverture d’Ellis Island, Augustus Frederick Sherman (1865-1925), fils d’un commerçant de Pennsylvanie, photographe amateur, entre comme employé au Bureau de l’immigration. Une position privilégiée qui lui donne accès aux femmes et aux hommes détenus dans le centre, en attendant que l’on statue sur leur sort.
Pendant vingt ans, de 1905 à sa mort en 1925, il construit une œuvre photographique autour de ces migrants, saisis entre deux mondes, entre deux vies, entre la peur et l’espoir, enfermés symboliquement dans le cadre au moment où ils sont retenus entre les murs d’Ellis Island. De ce travail, il reste aujourd’hui près de 250 images, longtemps oubliées, qui entrent dans les collections du musée d’Ellis Island à la fin des années 1960, après un don de la nièce du photographe. On sait peu de chose sur le dispositif photographique mis en place par Augustus F. Sherman. Après s’être, un temps, essayé à la liberté du reportage, il décide de se consacrer au portrait. Au début du siècle, le genre reste figé par les contraintes techniques : un matériel lourd, des temps de pose encore longs.

Sherman travaille de préférence en intérieur, devant un fond neutre, le plus souvent un paravent emprunté à la salle d’examen médical. Quelques-uns de ses portraits sont pris en extérieur, en lumière naturelle, sur une terrasse, une pelouse ou les toits du bâtiment. De ses modèles, ne restent que quelques indications manuscrites, inscrites sur les photographies. Elles portent le plus souvent sur la nationalité, la religion ou la profession de ceux qui posent, mais les histoires singulières sont passées sous silence. Car Augustus Frederick Sherman se soucie peu de mettre en valeur la personnalité de ses modèles, comme c’est la règle dans le portrait classique. Dans cette photographie de « types », le fond neutre gomme le contexte, isole le modèle pour mettre l’accent sur des traits physiques censés révéler le « caractère » de tout un groupe. Le recours fréquent aux costumes redouble ici le poids du collectif et accentue le sentiment d’altérité.

Conférence

L’ A.N.M.O.N.M. Association Nationale des Membres de l’Ordre National du Mérite et l’AR 31 de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale vous convient

le jeudi 7 Avril 2011 à 18h

à une conférence sur le thème

« Le jour où la république corsaire de la Guadeloupe déclara la guerre aux Etats-Unis ».

Cette conférence, placée sous la présidence de Monsieur le Professeur Eustase JANKY, vice-président de l’UAG, sera donnée à  l’Amphi Hyacinthe BASTARAUD de la Fac de Médecine au campus de Fouillole, par M Michel RODIGNEAUX, historien .

Elle sera suivie d’un débat et de la signature de l’ouvrage consacré à cet épisode de notre histoire, «Alger sous les tropiques ou la guerre de course en Guadeloupe » publié par M.RODIGNEAUX aux éditions l’Harmattan.

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