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Les films VARAN,

« Défense d’aimer » (Egypte 2012 – 21′) de May El Hossamy
Il est chrétien, elle est musulmane. Un amour impossible ?

en Compétition internationale Courts métrages du festival international de films documentaires Cinéma du réel (21-31 mars) au Centre Pompidou,
projections le vendredi 22 mars à 18h dans la Petite Salle, suivie d’un débat – le dimanche 24 mars à 18h45 dans le Cinéma 1, suivie d’un débat – le vendredi 29 mars à 16h15 dans le Cinéma 2.

http://www.cinemadureel.org/frImage

L’atelier Egypte /
Après un premier stage de trois semaines en 2011 ayant permis la réalisation de brefs films documentaires d’auteur et d’initier neuf stagiaires débutants (étudiants, journalistes, scénaristes) à approcher la spécificité du regard documentaire en faisant résonner les problématiques actuelles de l’Egypte, en 2012 un second atelier a permis la réalisation de films plus structurés.
Le succès rencontré par les films du premier stage dans les festivals et les besoins en formation au cinéma documentaire en Egypte ont convaincu tous les partenaires de la nécessité de poursuivre une action de formation qui accompagnerait l’Histoire du pays. Ce nouvel atelier, plus long, intervient à un moment de tension de l’Histoire égyptienne : les premières élections présidentielles démocratiques du pays, les espoirs et désillusions d’un mouvement révolutionnaire éclaté, la montée fracassante des mouvements islamistes. Encore une fois les jeunes réalisateurs égyptiens, déjà participants du précédent atelier, questionnent la société égyptienne mais aussi eux-mêmes.

sources page facebook des ateliers varan

Depuis plusieurs années, Sylvaine Dampierre des Ateliers Varan et Gilda Gonfier en Guadeloupe, portent le projet de développer une culture cinématographique caribéenne vivante, productive, pérenne en favorisant l’émergence d’une production régionale depuis son origine – la formation et le soutien apporté aux jeunes cinéastes – jusqu’à son aboutissement : la diffusion et la mise en réseau. Ce projet a reçu un soutien de poids, lors de la visite de Jean Rouch en Guadeloupe en novembre 2003, et en 2006 fut créée l’association VARAN CARAΪBE regroupant des membres de Varan et des acteurs culturels guadeloupéens.

VARAN CARAΪBE organise des formations en partenariat avec les Ateliers Varan et place son action dans une perspective régionale et internationale, afin qu’émergent de nouveaux regards sur des réalités trop méconnues, et que s’étanche la soif d’images de soi de ces sociétés en pleine mutation.

Après un premier stage court en 2010 et un atelier de 4 semaines en 2011 qui a abouti à la mise en ligne du premier web documentaire guadeloupéen (De cases en Kaz), l’atelier 2012 a pris pour thème : « Tourments d’amour », clin d’oeil en référence à une pâtisserie qu’on dit d’origine Saintoise (des îles des Saintes), ces films composent un portrait vivant de la Guadeloupe d’aujourd’hui.

 

Les projections seront suivies d’un débat avec l’un des réalisateurs et Sylvaine Dampierre, coordinatrice de l’atelier Caraïbe.

 

A ceux qui se demandent pourquoi je milite autant pour la création d’un atelier Varan en Guadeloupe, voila une belle réponse signée de Jean-Louis Comolli réalisateur et formateur à Varan:

LES ATELIERS VARAN : 30 ANS DE RESISTANCE

Bien avant que tant d’écoles de cinéma ne s’installent aux quatre coins du monde, et alors même que ne cessait de s’expérimenter, vif et vivace, un cinéma de l’autonomie, dit « léger », dit « direct », un cinéma, bref, très artisanal, en 16mm et son direct synchrone, et alors que Jean Rouch, Jean-Luc Godard et Pierre Perrault, et John Cassavetes, et Eric Rohmer, pour ne citer qu’eux, filmaient ainsi depuis dix ou quinze ans, les Ateliers Varan se donnèrent pour mission de former non seulement des jeunes cinéastes du monde entier, mais de les former à devenir eux-mêmes des formateurs. La singularité de Varan est d’abord là, dans cette boucle heureuse qui relie l’apprentissage et la pratique. Nous sommes quelques-uns à avoir enseigné dans les écoles de cinéma et à avoir douté, dans le même moment, que le cinéma puisse jamais s’enseigner autrement qu’en le pratiquant. Faire des films, c’est aussi penser le cinéma, et comprendre le cinéma passe par les films que l’on fait et ceux que l’on voit.

Film de Pierre Dahomay Varan caraibe 2012

Avec les mini-caméras, aujourd’hui, avec la vidéo numérique, ultralégère, avec les développement de la prise de son, la référence au « cinéma direct » est à ce point devenue évidente et même « naturelle » qu’il y aurait à se soucier, plutôt, d’éloigner le cinéma de terrain, celui de Varan, des manières de faire de l’audiovisuel tel qu’il triomphe dans les médias. Aller sur le terrain, oui, mais surtout y rester assez longtemps pour que ce terrain nous change, change l’idée que l’on en pouvait avoir avant d’en partager l’expérience, c’est-à-dire avant qu’il ne soit lui-même changé par le fait d’accueillir une équipe de cinéma avec ses machines. La prise de vue qui se pratique à grande échelle pour les magazines filmés, les reportages, les journaux télévisés est peut-être « légère », elle est surtout pressée. Ce que l’on voit aujourd’hui sur les écrans publics est fait de copeaux, de pelures du monde réel. Le spectacle ne souffre pas l’attente, elle lui est insupportable. The Show must go on. À Varan, on entre dans le monde délicatement, on en a le souci, on affronte l’autre, on veut nouer un pacte avec lui qui nous engage nous aussi.

Didier Pierre manman kréyol Varan Caraibe 2012

Comme Chronos dévorait ses enfants, l’actualité, l’ « actu », détruit toute vie véritable et toute réelle pratique. Le cinéma de terrain, celui que l’on s’obstine à nommer « documentaire », est avant toute chose un cinéma de relations — et les relations sont des constructions qui engagent des présences, des personnes, des vies, donc des durées et des patiences. Les êtres parlants que l’on filme sont changés à la mesure de la part qu’ils prennent à ce film. À la fois il s’y donnent et, s’essayant à façonner en une forme filmée leur expérience de la vie, de leurs soucis ou leurs rêves, ils participent à l’opération cinématographique en tant que telle, à ce qu’on pourrait dire être l’accession de l’expérience à une forme de cinéma, autrement dit une forme échangeable et transmissible, non stérile. Tout est là : les médias nous assomment de propos sans adresse et sans héritage. À Varan, on apprend tous les jours que l’on filme dans une histoire du cinéma et que l’on fait adresse à nos égaux. Je suis tenté d’avancer qu’il n’y a pas de différence substantielle entre école de la vie et école du cinéma, à ceci près que nous sommes aujourd’hui pris dans un monde de spectacles et que faire des images et des sons est sans doute le meilleur moyen de nous y retrouver, je veux dire de ne pas nous y perdre. — Jean-Louis Comolli.

L’ équipe de VARAN CARAïBE
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www.varancaraibe.com

Présentera son programme de formations 2012 en Guadeloupe : 


UN ATELIER PRATIQUE DE REALISATION / MONTAGE / DESIGN DE WEB DOCUMENTAIRE

Lors d’un petit déjeuner d’information organisé par L’OPCALIA Guadeloupe

Le Jeudi 02 Février 2012 de 8h30 à 11h00
A l’hôtel Cannella Beach : Montauban – 97 190 GOSIER

Merci de confirmer votre présence à la réunion d’information qu’organise le 2 février l’OPCALIA sur les formations Varan au 0590601827
Le programme des formations est consultable en ligne

Le Blog documentaire revient ici sur la première formation au webdocumentaire organisée par les ateliers Varan en novembre 2011 en Guadeloupe. 5 semaines d’apprentissage pour 9 stagiaires enthousiastes. De cette expérience est né le webdocumentaire “De Cases en Kaz“, dont nous reparlerons bientôt avec ses auteurs. Entretien ici avec les concepteurs du stage et les responsables des Ateliers Varan Caraïbe, Sylvaine Dampierre et Ana Maria de Jesus.

(…) Sylvaine Dampierre, réalisatrice et membre de Varan particulièrement attachée à la Guadeloupe par ses origines et son travail récent (long-métrage documentaire “Le pays à l’envers” sorti en 2009), développe depuis des années des projets de formation au cinéma documentaire avec Gilda Gonfier, directrice de la médiathèque du Gosier et présidente de Varan Caraïbe. Ce travail en amont nous a permis de démarrer l’expérience là-bas.
Il nous semble que le champ du web documentaire, largement investi par les journalistes et les photographes, représente pour les cinéastes, à la faveur de la démocratisation que représente ce nouveau moyen diffusion, un large champ d’expérimentation et d’expression. De même que le documentaire a su lutter en marge du marché, pour continuer à inventer et atteindre son public, contribuant par cette résistance à irriguer les formes du cinéma contemporain, il est encore temps pour les cinéastes d’investir le champ du webdoc pour y renouveler leur langage, leurs modes de narration, porter leur regard sur le monde et atteindre les spectateurs, où qu’ils soient.
En Guadeloupe particulièrement, où les désirs de cinéma et la carence de regards portés sur ses propres réalités sont très forts, le webdocumentaire est un outil privilégié pour contourner l’insularité et l’enclavement culturel : arriver sur ce terrain fertile où presque tout est à faire avec une formation innovante et un accès direct  à la diffusion, nous semblait parfaitement approprié. De plus, nos stagiaires sont jeunes et utilisent déjà le Net dans leurs pratiques artistiques, la musique notamment, nous leur offrons l’opportunité de se professionnaliser : l’internet a d’énormes marges de développement en Guadeloupe (y compris en terme de débit et d’équipement public) et la démarche documentaire a également une vraie raison d’être. (…)

l’intégralité de l’article ici

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