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Archives de Tag: code noir

« L’esclavage est une espèce de marais dont il est dangereux de remuer les terres »

Tarrade Jean l’administration coloniale en France à la fin de l’ancien régime

projets de réforme Revue Historique 1963 p118

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Nous les esclaves! Nous sommes les pêcheurs de lune; Les Dieux sourds ont maudit nos nuits sur la lagune Et voué notre barque au malheur. Nous rentrons Sous les ricanements de toute la commune. Nous esclaves Pourtant sans verge et sans patrons Notre vaillance broie, au choc des avirons, La mer qui ne veut plus être notre nourrice. O Traîtrise des vents du grand large. Avarice De la vague! Colère et deuils des nuits d’hiver. La rancune du sort a, désapprobatrice, Posé sur notre front son gantelet de fer. Nous n’avons peut-être pas assez longtemps souffert, La dîme de nos maux est sans doute plus grande. Aussi nous recousons, sur nos grabats de brande, La voile déchirée où sèche un peu de sel, Et nous donnons aux Dieux, comme une simple offrande, Les résignations de notre cœur mortel! La vie âpre étouffa, de son poing, notre appel. Mais même dans le deuil notre orgueil s’acclimate. Nous remplaçons le mât quand la nef démâte, Nous taillons d’autre bois quand sa poupe prend l’eau Le pleur n’a pas brûlé notre figure mate. Mais un enthousiasme éternel et nouveau Illumine nos yeux aux flammes du cerveau, Et c’est pourquoi, malgré l’adversité funeste, Nous renouvelons la beauté de notre geste. Nous sommes les croyants vers les hauteurs partis, Même contre les Dieux notre fierté proteste. Nous opposons, aux flots vides, nos démentis. Et si la mer prenant les derniers convertis N’en laisse qu’un, parmi les hardes de ses voiles, Nous savons que l’espoir embrasera ses moelles, Et que ce frère, enfin, sur nos cœurs engloutis, Sentira quelque jour ses filets pleins d’étoiles.

Elvire Jean-Jacques Maurouard Ce qu’elles disent…

Cahier des Anneaux de la Mémoire n°7 Haïti dans le monde Nantes 2004

Bonsoir à toutes et tous

CULTURE. U a l’immense plaisir de vous inviter à venir assister massivement à la
représentation de la pièce « La mise en procès » qui se déroulera le 23 mai à
l’ESPE (ex IUFM) et le 28 mai à la salle CORADIN de Saint-Claude.

Le site web de la pièce :
http://ciemonsieurmadame.wordpress.com/la-mise-en-proces/

La mise en procès

Le pitch :
Le Code Noir avant-hier, le Code de l'Indigénat hier 
et le Code de l'entrée et du
séjour des étrangers et du droit d'asile en France, 
aujourd'hui. Tous objets, sujets du droit et
étrangers au droit... Conçu autour d'une série 
de procès fictionnels, 
"La Mise en procès" nous conduit sur 
les chemins de l'histoire, 
des cultures et de l'altérité. Un procès met en
jugement un individu et ses actes au regard de la loi. 
Le spectacle déplace ainsi cette réalité et propose 
un travail sur l'identité et la mémoire, 
l'individu et le
collectif. 
Le parti pris ici est de mettre la loi elle-même 
en jugement au regard de l’individu et de la société civile.

Pour la commission Culture

Thierry CESAIRE

Le poison! C’est-à-dire l’empoisonnement organisé des bestiaux par les esclaves. Aux îles, on dit: le poison, comme nous disons: la peste, le choléra; c’est une maladie de pays à esclaves; il est dans l’air, la servitude en a changé l’atmosphère des colonies, de même que les miasmes pestilentiels la chargent de fièvre jaune. Le poison est une arme terrible et impitoyable aux mais des noirs, arme de lâches, sans doute, à laquelle l’esclavage les condamne.

Lucien Peytraud (1858- 1?)

L’esclavage aux Antilles françaises avant 1789 d’après des documents inédits des archives coloniales p317

De nombreuses formes de résistances de l’esclavage ont été étudiées: le marronage, la culture et les musiques… Il conviendrait d’étudier la question du droit et de la justice. Les esclaves en effet se sont saisi du droit, et même du code noir nous dit Françoise Verges après nous avoir expliqué que l’esclavage du 17ème siècle se distingue de l’esclavage grec du fait de la question du préjugé de couleur. A voir la question de la fabrication du Blanc, de la fabrication de Noir

A écouter l’émission la marche de l’histoire du mardi 10 mai 2011 

Le peu que nous connaissions de la vie et de la carrière des rédacteurs prouve qu’ils n’avaient guère la carrure auguste de Tribonien ou de Portalis. L’histoire les a, avec quelque raison largement oubliés. Le Comte de Blénac (1622-1696) (né Charles de Courbon) fut Gouverneur Général des  îles françaises de 1678 à sa mort. Patoulet fut Intendant des îles françaises de 1679 à 1682. Tous les deux durent leur carrière à la Marine, ainsi qu’au patronage de Colbert, qui en tant qu’Intendant et Contrôleur Général de Louis XIV incarnait le rôle de « premier ministre »

M Vernon V Palmer

revue internationale de droit comparé Vol 50 n°1 janvier mars 1998 pp111-140

Pour la première fois, ces prétentions sont examinées à l’aide de documents d’archives et la présente étude arrive à des conclusions très différentes.  Le code noir ne fut pas écrit par des juristes érudits enfermés à Paris mais plutôt par des administrateurs sur le terrain (l’intendant et le Gouverneur général des Iles) qui, suivant les instructions royales, mélangèrent les édits et coutumes des Caraïbes avec les vues des notables locaux pour former un avant projet cohérent que Versailles promulgua sans changement essentiel ou révision. Ainsi la thèse romaine et ses implications trompeuses en droit comparé s’écroulent et une nouvelle voie s’ouvre aux recherches sur la nature du droit de l’esclavage dans les Caraïbes et la Louisiane.

(…) Dans la France coloniale, le droit de l’esclavage émanait essentiellement de quatre sources: les édits et ordonnances du Roi, les décrets du Gouverneur général et Intendant de toutes les îles, les arrêts rendus par les Conseils Souverains dans la limite de leur compétence insulaire (Martinique Guadeloupe Saint Christophe) et les coutumes et usages qui apparurent sur chaque île.

M Vernon V Palmer

revue internationale de droit comparé Vol 50 n°1 janvier mars 1998 pp111-140

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