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Consomption, hydropisie, cachexie, fièvres malignes, ou putrides, dysentrie, scorbute, ténesme, gale, tétanos, phtisie, meurtre, hépatite, suicide par pendaison, apoplexie, éléphantiasis, ulcère, vitiligo, choléra, démence, insolation, bourbouille, congestions cérébrales, coup de sang, refroidissement, rhumes, affections catarrhales, rhumatismes, grippes, fièvre éruptive… et nul ne sait de quoi.

Santé et société esclavagiste à la Martinique (1802-1848)

Geneviève Leti

L’harmattan 1998

Le monde est partagé en quatre éléments primordiaux qui s’opposent deux à deux : le chaud et le froid, le sec et l’humide. ces éléments se retrouvent aussi bien dans le macrocosme, l’univers, que dans le microcosme, l’homme. Chez ce dernier, coexistent quatre humeurs ou liquides organiques : le sang, la lymphe, la bile et l’atrabile. A chaque humeur correspond un organe principal et à chaque organe un  moyen d’excrétion propre:
– le sang, de couleur rouge est de même nature que l’air et correspond au chaud et à l’humide et à l’organe coeur.
– la lymphe de couleur blanche est comme l’eau, humide et froide. Appelée aussi pituite ou phlegme, elle est produite par le cerveau et s’écoule par la luette.
 – la bile est jaune, sèche et chaude comme le feu et correspond au foie.
– l’atrabile, noire, sèche et froide, concorde à la terre et à la rate.
L’état de santé résulte d’un équilibre, d’une harmonie entre toutes les parties du corps. La maladie est la rupture de cet équilibre: quand un des éléments s’isole ou n’obéit plus à la loi générale, la partie du corps devient malades. Les inflammations sont le résultat des troubles de la circulation des humeurs. Pour soigner, il convient d’utiliser les propriétés contraires à la maladie à combattre.
 

Santé et société esclavagiste à la Martinique (1802-1848)

Geneviève Leti

L’harmattan 1998 p16

Consomption, hydropisie, cachexie, fièvres malignes, ou putrides, dysentrie, scorbute, ténesme, gale, tétanos, phtisie, meurtre, hépatite, suicide par pendaison, apoplexie, éléphantiasis, ulcère, vitiligo, choléra, démence, insolation, bourbouille, congestions cérébrales, coup de sang, refroidissement, rhumes, affections catarrhales, rhumatismes, grippes, fièvre éruptive… et nul ne sait de quoi.

Santé et société esclavagiste à la Martinique (1802-1848)

Geneviève Leti

L’harmattan 1998

On est considéré comme vieux à partir de soixante ans par l’administration. Sur les habitations, bien peu arrivent à cet âge et on retrouve la disproportion entre les sexes, les femmes étant plus nombreuses que les hommes. Sur certaines habitations, les plus de 60 ans continuent à travailler; les hommes sont gardiens de troupeau, les femmes s’occupent des enfants laissés à leur garde. Souvent on considère un homme de 50 ans comme un homme usé. Vieux est souvent synonyme de laid, on dit un vieux chien, un vieux nègre. Le vieux est souvent considéré comme une gêne dans l’habitation. On cite le géreur Nau qui rencontrant Jean-Louis et Jean-Philippe, deux vieux, leur aurait dit  » vous autres vieux, vous m’embarrassez ». et s’adressant plus tard à Jean-Philippe: « Comment, vieux scélérat, tu n’es pas encore mort? ».
Certains ne sont plus bons à rien, on les traite de cravates. Ils sont indifférents à tout. Si on ne s’occupe pas d’eux, quelques-uns se laissent mourir. Dans les villes, ils continuent à travailler pour subvenir à leurs besoins. les gens âgés de soixante-dix ans et plus qui meurent sont censées mourir de vieillesse. Les vieilles das sont les plus entourées. Souvent elles sont affranchies. Certains vieux sont abandonnés par leurs maîtres qui refusent d’en prendre soin.

Santé et société esclavagiste à la Martinique (1802-1848)

Geneviève Leti

L’harmattan 1998 p37

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