C’est une société nouvelle qu’il nous faut

Encore une fois, je fais systématiquement l’apologie de nos vieilles civilisations nègres : c’étaient des civilisations courtoises.

Et alors, me dira-t-on, le vrai problème est d’y revenir. Non, je le répète. Nous ne sommes pas les hommes du « ou ceci ou cela ». Pour nous, le problème n’est pas d’une utopique et stérile tentative de réduplication, mais d’un dépassement. Ce n’est pas une société morte que nous voulons faire revivre. Nous laissons cela aux amateurs d’exotisme. Ce n’est pas pas davantage la société coloniale actuelle que nous voulons prolonger, la plus carne qui ait jamais pourri sous le soleil. C’est une société nouvelle qu’il nous faut, avec l’aide de tous nos frères esclaves, créer, riche de toute la puissance productive moderne, chaude de toute la fraternité antique.

Discours sur le colonialisme Aimé Césaire

Présence africaine 1955 p 35

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