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Archives Mensuelles: octobre 2014

De la fragilité, on peut dire qu’elle consiste à se défaire de son armure, à prendre le risque d’ôter des protections, pourtant nécessaires, pour accepter d’être sensible; accepter d’être atteint par autrui comme par les différents évènements de la vie, voire à être défait pour un temps. Alors que la faiblesse est la face négative d’une idéologie de la domination, elle serait une incapacité à être dans la maîtrise et le pouvoir.

Jean Claude Liaudet

Du bonheur d’être fragile Albin Michel 2007 p9

Module Histoire de l’Université populaire du CM98,
traites, esclavages, révolutions, émancipations

Vous êtes cordialement invités à participer à l’une ou plusieurs des séances du module histoire de l’Université populaire du CM98,  traites, esclavages, révolutions, émancipations.

L’objectif de ce module est de diffuser auprès de tous les publics les connaissances les plus pointues et les plus récentes concernant les différentes formes d’esclavage et de lutte contre celles-ci au cours de l’histoire. Les cours sont assurés par des enseignants-chercheurs de l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et coordonnés par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF, CNRS, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

Lieu des cours : amphithéâtre Richelieu (Sorbonne),
Université Paris 1 Panthéon–Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. RER B, station Luxembourg ou Saint-Michel, métro Cluny-La Sorbonne.

Public concerné : Tous publics.

Critères d’admission : Pas d’âge requis et de niveau d’étude exigé. Pas d’inscription. Accès libre.

Programme :

Samedi 15 novembre 2014 de 15h à 17h : Le commerce des esclaves pendant l’Antiquité par Paulin Ismard (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 22 novembre 2014 de 15h à 17h : D’une servitude non marchande à l’esclavage de traite: la contribution ambiguë de la société médiévale latine  (1ère partie: L’instauration d’une servitude non marchande) par Joseph MORSEL (Laboratoire de médiévistique Occidentale de Paris), maître de conférences, habilité à diriger des recherches, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 29 novembre 2014 de 15h à 17h : L’esclavage dans l’Empire byzantin par Michel KAPLAN (Histoire et Civilisation byzantines et du Proche Orient médiéval), professeur des universités, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 20 décembre 2014 de 15h à 17h :  D’une servitude non marchande à l’esclavage de traite: la contribution ambiguë de la société médiévale latine  (2e partie: L’instauration d’un système spatial d’asservissement) par Joseph MORSEL (Laboratoire de médiévistique Occidentale de Paris), maître de conférences, habilité à diriger des recherches, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 17 janvier 2015 de 15h à 17h : Esclavage et colonisation française, par Frédéric REGENT (IHRF, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 24 janvier 2015 de 15h à 17h : La vie quotidienne des esclaves dans les colonies françaises, par FrédéricREGENT (IHRF, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 14 février 2015 de 15h à 17h : Les formes de commerce d’esclaves dans l’Afrique subsaharienne par Thomas VERNET (Institut des Mondes Africains), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 21 février 2015 de 15h à 17h : Les sociétés et économies antillaises au lendemain de l’abolition, par FrédéricREGENT (IHRF), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 28 mars 2015 de 15h à 17h : Catégoriser et classifier les peuples européens : la « science des moeurs » appliquée à la diplomatie  par Virginie MARTIN (IHRF), maîtresse de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

WWW.CM98.FR. – secrétariat@cm98.fr
http://ihrf.univ-paris1.fr

source: mailing

Si nous voulons vraiment changer notre société, lutter contre le racisme, ce n’est pas sur la discrimination positive ni sur le communautarisme qu’il faut compter. Seul le changement de nos imaginaires peut nous rapprocher et faire tomber nos barrières culturelles; là seulement nous pourrons dépasser l’obstacle majeur qui se cache derrière des mots comme « minorité visible », « diversité », – les « vous » et « nous » déterminés par la couleur de peau.

Mes étoiles noires De Lucy à Barack Obama

Lilian Thuram Points p.11

Isabelle Dion, des ANOM, nous annonce la mise sur leur site d’une exposition
virtuelle
Les abolitions de l’esclavage
écrite par Nelly Schmidt en collaboration avec les Archives nationales
d’outre-mer

http://lesabolitions.culture.fr/

Cordialement
Bernadette et Philippe Rossignol

Généalogie et Histoire de la Caraïbe
Pavillon 23
12 avenue Charles de Gaulle
78230 Le Pecq
le site : http://www.GHCaraibe.org
la liste : http://listes.u-picardie.fr/wws/info/ghcaraibe
l’adresse-mail : GHCaraibe@noos.fr

philosophie et existence!

-420     Accusé d’impiété, Protagoras doit s’enfuir d’Athènes. Il sera poignardé dans le bateau de l’exil.

-399     Socrate condamné à mort, boit la cigüe.

-390     Suicide d’Empédocle.

-370? Denys fait vendre Platon comme esclave.

-322     Aristote est condamné à mort par contumace et meurt en exil.

-300     Ptolémée exile Hégésias, et fait fermer son école.

-264     Suicide de Zénon de Cittium.

33        Jésus est crucifié

50?      Epictète est banni de Rome, ainsi que tous les philosophes, par Domitien.

62       SaintPaul est emprisonné à Rome, puis libéré par Néron.

65        Néron, après l’avoir impliqué dans une conjuration, oblige Sénèque à s’ouvrir les veines.

67       Saint-Paul à la tête tranchée sur la route d’0stie, durant la persécution.

110     suicide de Clitomaque.

125?   Marcion est excommunié pour hérésie.

165      Justin le martyr, condamné, meurt sous…

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La Cimade est une association de solidarité active avec les migrants implantée depuis un an en Guadeloupe.
Si vous souhaitez devenir bénévole à la Cimade,  veuillez les contacter par mail à affiche rec bénévole guadeloupe@lacimade.org.
Si vous n’êtes pas intéressé-e, merci de faire suivre cette information à  vos connaissances susceptibles de l’être.

Cordialement,
Le groupe local Cimade Guadeloupe

Née en Haïti le 22 décembre 1953, Yanick Lahens part très jeune pour la France où elle fait ses études secondaires. En France elle fait également des études supérieures en lettres. À son retour en Haïti, elle a enseigné à l’École Normale Supérieure (l’Université d’État) jusqu’en 1995.

Yanick Lahens est l’auteur de nombreux articles, en particulier sur Faulkner et Marie Chauvet, et d’un livre d’essais critiques, L’exil entre l’ancrage et la fuite: l’écrivain haïtien. Elle anime une émission culturelle « Entre Nous » à Radio Haïti Inter avec Jan J. Dominique. Elle est membre fondatrice de l’Association des écrivains haïtiens, et contribue régulièrement aux revues culturelles haïtiennes et antillaises telles queChemins critiquesCultura et Boutures. Entre 1996 et 1997, elle fait partie du cabinet du Ministre de la Culture (Raoul Peck) avec Louis-Philippe Dalembert. En 1998, elle dirige le projet de la « Route de l’esclavage » sous la présidence de Laënnec Hurbon qui annonce une réflexion et des actions intellectuelles, culturelles et artistiques autour de la problématique de l’esclavage dans toute l’île.

Tante Resia et les dieux est un recueil de nouvelles qui couvre plusieurs époques et des événements de nature diverse. « La chambre bleue », par exemple, raconte comment une petite fille a découvert que ses parents cachaient des amis persécutés par le pouvoir. Le fond politique est très discret et le texte est écrit du point de vue de la petite fille, dont on suit le raisonnement et les déductions, ce qui donne à la nouvelle la qualité d’un récit de détective. « Le jour fêlé » décrit la peur d’une jeune femme face à la violence quotidienne. Le talent de Lahens tient à ce que, à travers une écriture d’une grande sobriété, elle parvienne à rendre les émotions de ses personnages tangibles, en particulier la peur. La nouvelle qui donne son titre au recueil raconte le voyage d’une petite fille et sa découverte d’une célébration vaudoue. Plusieurs nouvelles évoquent aussi les répressions duvaliéristes contre de jeunes engagés politiques ainsi que la vie urbaine de Port-au-Prince avec ses quartiers et ses habitants.

La petite corruption est un recueil composé de sept nouvelles, suivies d’un glossaire. Comme dans le premier recueil de nouvelles de Lahens, le ton des récits est varié, ainsi que les époques et le type d’émotions. « Le désastre banal » raconte les rêves et la réalité quotidienne d’une jeune fille de vingt ans, sa tentative de sortir de la pauvreté qui l’entoure, ce que peut représenter la présence de jeunes soldats américains pour une telle jeune fille. « Bain de lune » déploie une tonalité orale, rurale, océane, une poésie surnaturelle, pour parler de tragédies familiales et de méprise due à des croyances dont la conséquence est une infinie violence pour les hommes, les femmes, et l’amour. « Une histoire américaine » raconte les souvenirs d’une jeune femme haïtienne partie tenter sa chance aux États-Unis à l’époque de la ségrégation. La juxtaposition de deux univers d’oppression, en Haïti et dans le Sud des États-Unis, dans le milieu de militants à chaque fois, fait ressortir les liens qui existent, subtilement tissés, entre des hommes et des femmes de cultures et situations historiques différentes. « La petite corruption » évoque les difficultés de la jeunesse masculine à vivre, à s’adapter ou se réadapter au pays, la tentation de la drogue, et la violence qui lui est associée, souvent à l’insu des protagonistes eux-mêmes. La petite corruption est réédité aux éditions Mémoire d’encrier (2003) dans une édition revue et augmentée d’une nouvelle, « Corossol, orange, citronnelle ».

Le premier roman de Yanick Lahens, Dans la maison du père, est le Bildungsroman d’une jeune fille qui grandit dans les années quarante dans une famille de la grande bourgeoisie. Au carrefour de son éducation de jeune fille de bonne famille et de son apprentissage de la culture populaire par sa bonne et son oncle, l’héroïne suit péripéties des journées révolutionnaires de 1945-46. La danse est ainsi dans ce roman la synecdoque des problèmes de classe en Haïti.

Yanick Lahens vit à Port-au-Prince où elle prend une part active dans l’animation culturelle et l’activité citoyenne. Son œuvre occupe une place privilégiée – à côté de celles de Marie Chauvet, Jan J. Dominique, Yanick Jean et Paulette Poujol-Oriol – dans la littérature au féminin en Haïti. Elle est membre du conseil d’administration du Conseil International d’Études Francophones (CIEF). Elle partage aujourd’hui son temps entre l’écriture, l’enseignement et ses activités de conférencière en Haïti et à l’étranger.

– Joëlle Vitiello

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