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Archives Mensuelles: août 2014

Nous sommes condamnés à l’utopie

philosophie et existence!

L’hypercapitalisme va bien au delà du capitalisme qui se contentait de prélever une part non payée de la quantité de travail. Il n’est plus un mode de production mais bel et bien un mode de destruction. Car l’hypercapitalisme à trouvé dans l’exploitation du temps de travail imaginaire la rentabilité sans précédent d’un travail payant. A partir de là, il a tout intérêt à remplacer des producteurs par des consommateurs, et à régler le degré d’existence des choses comme des gens en fonction de ce nouveau critère de rentabilité absolue. L’hypercapitalisme est donc le système qui impose à toutes les existences le choix entre l’hypertravail et la destruction pure et simple, qu’il vous laisse libre d’opérer vous même à votre guise (médicaments, drogues, suicide, etc.)

Toutes les formes du travail, de la production, de la culture, de la recherche, des croyances, des loisirs sont menacées. Licenciements, réductions de budgets, surveillance, profilage…

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Le rêve trouve sa forme

Et prend peur.

Mais la cité est debout, 

Au plus fort de sa soumission.

L’explosion de la tempête

Est une pluie sur des chevaux.

Et pour toi, nous avons apprêté une nouvelle joie terreuse,

Chevaux sur nuit.

Apprêté la pâque, les anneaux et l’hymne.

Le rêve trouve sa forme,

Il devient ton image violente.

Ma mort: Abrège ici tes morts.

Sois jasmin ou obus.

Le rêve trouve sa forme 

Et prend peur.

Mais la cité est debout

Au plus fort de la blessure nouvelle.

Et dans l’expression de la tempête, 

Que dit le vent?

Nous sommes le vent et nous arrachons les vaisseaux, les astres

Et les tentes, avec les trônes contrefaits.

Que dit le vent?

Nous sommes le vent.

Nous étalons la honte de tes deux cuisses célestes.

Nous étalons notre honte

Et prolongeons la vie de la tempête.

Nuit sur mort

Et, pour toi, nous avons apprêté le berceau, la crèche et la montagne.

Le rêve nous ressemble.

Le chantre te ressemble et le récitant et le héros.

Et le rêve prend forme

Et prend peur.

Mais la cité est debout

Dans la flamme du feu en liberté,

Dans les veines des hommes.

Dissous-toi, ou répands-toi, cendres ou beauté!

Que dit le vent?

 

Nous sommes le vent.

     Nous sommes le vent.

         Nous sommes le vent.

 

Mahmoud Darwich

La terre nous est étroite Poésie Gallimard

 

« Pourquoi une histoire humaine? L’une des raisons ayant présidé à ce choix est parfaitement rendue par le roman épique de Barry Unsworth, Le nègre du paradis. l’armateur de Liverpool William Kemp est en train de parler à son fils Erasmus de son navire négrier qui, comme il l’apprend tout juste par correspondance, vient d’embarquer sa cargaison humaine en Afrique de L’Ouest et fait voile vers le nouveau monde:
 
(…) Nous avons des graphiques, des tables, des bilans et des définitions de la philosophie de l’entreprise pour nous aider à rester occupés et sereins dans le domaine de l’abstraction et nous réconforter avec le sentiment que nos opérations sont légitimes et nos profits licites(…)
 
Unsworth décrit là « une violence de l’abstraction » qui a pesé sur l’étude du commerce des esclaves depuis ses tout débuts. c’est comme si l’usage des registres, des almanachs, des bilans comptables, des graphiques et des tables – les méthodes réconfortantes des marchands – avaient rendu abstraite et par là même déshumanisée une réalité qui, pour des raisons aussi bien morales que politiques, doit impérativement être saisie dans ce qu’elle avait de plus concret. » 
 
A bord du négrier Marcus Rediker
Seuil p26
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