archive

Archives du 7 février 2014

8 février Le Moule-1

La soirée historique et culturelle de clôture du grand séminaire d’histoire des outre-mer aura lieu à la médiathèque du Moule et non sur l’habitation Néron. samedi 8 février 2014 à 19h

3 films et je les ai aimé tous les 3. Hunger, Shame et 12 years a slave. C’est la deuxième fois que je tombe amoureuse d’une oeuvre et de son créateur. Mahmoud Darwish d’abord. J’ai dévoré 3 de ses livres  lors d’un trajet Paris Guadeloupe. L’émotion que j’ai ressentie était tellement forte, tellement réelle… J’avais vu auparavant un documentaire où il racontait son rituel pour faire du café, et je suis tombée amoureuse de l’homme qui avait écrit « Pourquoi as tu laissé le cheval à sa solitude », le regard triste penché sur son café fumant attendant qu’il soit prêt. Je sors de la projection de 12 years a slave et c’est la même émotion. Steve (je suis amoureuse donc nous voila intime je peux l’appeler Steve) a compris de manière sensible et organique comment raconter l’esclavage. ImageLoin du pataques dont nous a gratifié un Tarantino, nous vendant de l’avatar pour nous en mettre plein les yeux. Là nous ne pouvons pas nous cacher devant la démesure et en même temps ce film montre la démesure, la violence implacable dont sont prisonniers les esclaves. Un film d’une intelligence grave, forte, digne. Je suis amoureuse de vous Steve McQueen et je vous connais. Forcément. La plus grande résistance est celle de vivre malgré tout. Les esclaves et les descendants d’esclaves ont survécu au « drame le plus magnifique des mille dernières années » (WEB Dubois), et Steve McQueen a su montrer comment ils avaient survécus. Et cette histoire elle concerne toute l’humanité et pas seulement les noirs.

SYNOPSIS
1841. Solomon Northup vit paisiblement avec sa famille dans le Nord-Est américain. Un jour, il est engagé par un cirque ambulant pour jouer du violon dans un spectacle de passage à Washington. Le lendemain, à son réveil, il est enchaîné, battu, puis déporté dans le Sud, où il est vendu comme esclave. Obligé de taire sa véritable identité afin de ne pas être exécuté, il travaille fort et démontre de grandes capacités qui étonnent ses maîtres. L’un d’eux, Maître Epps, est toutefois méfiant à son endroit. Voyant parfois l’opportunité d’avertir ses proches de sa situation, il doit cependant manoeuvrer avec prudence afin de ne pas être pris.

%d blogueurs aiment cette page :