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Archives du 19 décembre 2013

Si je pose cette question « Pourquoi fêter Noêl ? » c’est que quoiqu’issu depuis ma naissance d’une tradition où cette fête de fin d’année a une grande importance, un certain doute m’envahit aujourd’hui. Autant avouer que le sens de cette tradition culturelle est perdu pour moi.
Il faut dire que j’ai été impressionné par la spectaculaire manifestation organisée à Baie-Mahault par les patrons du supermarché de Destrellan. Reconnaissons que ces derniers ont fait preuve de grande imagination. Ils avaient invité la population à venir consommer sans pwofitasyon, de 4.30 du matin jusqu’à 8.30 c’est-à-dire que durant ce laps de temps les prix étaient baissés. Tout cela dans le respect de nos « mœurs et habitudes » -selon l’expression rendue célèbre en créole par Elie Domota-  car était prévu un grand « chanter Noël ». Résultat : près de 8 000 personnes (les enfants avaient été réveillés en pleine nuit pour accompagner les parents) se bousculaient dès quatre heures du matin aux portes du supermarché. De quoi rendre le leader du LKP (ou de ce qu’il en reste) perplexe car la dernière manifestation de rue organisée ce même mois de décembre par presque toutes les organisations syndicales de Guadeloupe n’avait réuni que 2 000 personnes à peu près.

Le succès des capitalistes de Destrellan est grand. Ils ont eu l’audace de mélanger consommation, question sociale, tradition culturelle et voire même une certaine religiosité dans cette étrange messe matinale. Il y a eu comme une translation, de la rue vers ce nouveau temple que constitue le supermarché. Si Jésus avait  chassé les marchands du temple, les patrons de Continent ont fait du marché un nouveau temple en y intégrant tout de même les fêtes de la Nativité. Ainsi a-t-on pu voir, parmi les  fidèles se précipitant à l’ouverture des portes, en première ligne, une femme poussant son bébé avec une allégresse indescriptible, comme en une sorte d’offrande sacrificielle. Comme une nouvelle madone ou vierge à l’enfant et il nous manque un Boticcelli guadeloupéen pour immortaliser la chose en une œuvre d’art. Les marchands de Destrellan ont pris leur revanche. On ne sait pas très bien ce (voir texte complet  en pièce jointe)

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Blog A Yé Clik

article mis à jour le 22/12/2013
liens utiles : Oxalis   Coopaname

Le 09 décembre 2013, s’est tenu un colloque sur l’ESS (l’Economie Sociale et Solidaire) dans une université parisienne. L’occasion pour moi de faire un bref résumé de certaines interventions.

Mirta VUOTTO a évoqué le phénomène des entreprises récupérées par les salariés en Argentine.

Après la crise de 1998-2002, beaucoup d’entreprises en faillite ont été reprises par leurs anciens employés.

En Argentine, c’est un modèle de type revendicatif qui s’est créé : les travailleurs voulaient faire respecter leur statut et les droits du travail.

Il y a eu 300 entreprises reprises par des travailleurs qui emploient 12 600 personnes à Buenos Aires.

Le gouvernement argentin a appuyé ces initiatives à travers 2 programmes :

« MANOS A LA OBRA »

« INGRESO SOCIAL CON TRABAJO »

 Le programme « Manos a la obra »  a soutenu 600 000 entrepreneurs, organisés en coopératives. Le programme « Ingreso », a créé…

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