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Archives Mensuelles: décembre 2013

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 5  500 fois en 2013. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 5 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Sentence du Juge du Cap, qui condamne un père naturel à prendre

soin de son enfant et lui défend de récidiver.

Du 22 mars 1702

Entre Marie Gaury, demanderesse et Jean Nicolas défendeur. Vu la requête etc… Nous condamnons ledit Nicolas de nourrir et faire élever ledit enfant en la religion catholique, apostolique et romaine et d’en apporter attestation au greffe, de trois en trois mois, jusqu’à ce qu’il ait atteint 14 ans, et fournira par chacun an 75 liv de mois en mois, tant que l’enfant sera sur les charges de la mère (qui l’aillaite), après quoi sera tenu de le nourrir et de l’élever et pour le scandale condamnons ledit Nicolas en 30 liv d’amende, applicable à l’hôpital de ce lieu, et en tous dépens, avec defense audit Nicolas de récidiver ni d’insulter ladite Gaury, sous de plus grandes peines.

Loix et constitutions des colonies françoises de l’Amérique sous le Vent.

T. 1 de Moreau de Saint Méry (1784-1790)  p683

Sentence du juge du Cap, qui prononce que l’Epilepsie des esclaves est un vice rédhibitoire du 21 février 1699.

Entre François Quesnel et Consorts, etc. et Antoine Fizet, receveur des nègres de la Compagnie royale du Sénégal. Vu les dires et déclarations des parties, les certificats des sieurs Aurignac et Geffray maître chirurgiens qui déclarent que les Noirs dont est question tombent actuellement du mal caduc, nous condamnons lesdits défendeurs en leurs qualités, à reprendre lesdits noirs ordonnons qu’ils auront leur recours sur ceux qui les leur ont livrés etc..

Loix et constitutions des colonies françoises de l’Amérique sous le Vent.

T. 1 de Moreau de Saint Méry (1784-1790)  p624

Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie

L’attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu’elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. « Habitudes de sauvages », « cela n’est pas de chez nous », « on ne devrait pas permettre cela », etc.., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. Ainsi l’Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or, derrière ces épithètes se dissimule un même jugement: il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l’inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain; et sauvage, qui veut dire «de la forêt », évoque aussi un genre de vie animal par opposition à la culture humaine. […]
Cette attitude de pensée, au nom de laquelle on rejette les «sauvages» (ou tous ceux qu’on choisit de considérer comme tels) hors de l’humanité, est justement l’attitude la plus marquante et la plus instinctive de ces sauvages mêmes. […]
L’humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village; à tel point qu’un grand nombre de populations dites primitives se désignent elles-mêmes d’un nom qui signifie les «hommes » (ou parfois – dirons-nous avec plus de discrétion? – les « bons », les « excellents » , les « complets »), impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus ou même de la nature humaine, mais qu’ils sont tout au plus composés de «mauvais», de « méchants », de « singes de terre » ou « d’oeufs de pou ». On va souvent jusqu’à priver l’étranger de ce dernier degré de réalité en en faisant un « fantôme » ou une « apparition». Ainsi se réalisent de curieuses situations où deux interlocuteurs se donnent cruellement la réplique. Dans les Grandes Antilles, quelques années après la découverte de l’Amérique, pendant que les Espagnols envoyaient des commissions d’enquête pour rechercher si les indigènes avaient ou non une âme, ces derniers s’employaient à immerger des Blancs prisonniers, afin de vérifier, par une surveillance prolongée, si leur cadavre était ou non sujet à la putréfaction. […]
En refusant l’humanité à ceux qui apparaissent comme les plus « sauvages » ou « barbares » de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques. Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie ».
Claude Lévi-Strauss,  Race et histoire, Éd. Denoël-Gonthier, coll. Médiations, 1968, pp. 19-22.

De quelle couleur sont les blancs?

 

Introductionpar Sylvie Laurent et Thierry Leclère
I / Qu’est-ce qu’être blanc ?

Réflexions sur le privilège blanc, par Pierre Tevanian 
Il n’y a pas de « question blanche », Gérard Noiriel (entretien avec Thierry Leclère)

« Nous ne voulons plus être les tirailleurs sénégalais d’aucune cause ! », Sadri Khiari (entretien avec Thierry Leclère)
Pourquoi s’interroger sur les Blancs ? De l’utilité des whiteness studiespar Sylvie Laurent 
« Quand je suis devenu blanc… », Magyd Cherfi (entretien avec Thierry Leclère) 
II / L’héritage colonial
La fabrication des Blancs dans les colonies françaises, par Frédéric Régent 
La « ligne de couleur ». Esclavage et racisme colonial et postcolonial, par Françoise Vergès

Blanc, couleur de l’empire, par Alain Ruscio
« Le Blanc n’a pas d’amis. » L’Autre européen dans les littératures africaines orales et écrites, par Mineke Schipper 
La couleur indiscernable des « Petits-Blancs » de l’île de La Réunion, par François Hoarau

Les « métis franco-indigènes » dans le second Empire colonial, par Yerri Urban
La construction du « Blanc » dans l’iconographie coloniale, par Pascal Blanchard et Gilles Boëtsch
III / Imaginaires
Peau blanche, masques blancs. Frantz Fanon et la blancheur, par Matthieu Renault
La blancheur dans la littérature française, par Clarissa Behar
La mise en scène de la blancheur dans le cinéma français, par Andrew Asibong
De la pâleur au bronzage. Les idéaux de la beauté féminine en France, par Peter Frost 
L’écran blanc. Les publics et la question de la diversité, par Maxime Cervulle

Les figures de la « Roumia », par Naïma Yahi
Y a-t-il une « question blanche » dans le rap français ?, par Karim Hammou
IV / Le « blanc », une couleur politique. La République, les « petits Blancs » et le « racisme anti-Blancs » Une constitution « blanche » peut-elle prétendre à l’universel ?,débat entre Dominique Schnapper et Maboula Soumahoro (animé par Sylvie Laurent et Thierry Leclère)
La « race blanche ». Retour sur les tentatives trompeuses de classification et de hiérarchisation de l’espèce humaine, par Anna Degioanni et Géraud Gourjon

Xénophobie et « blanchité » en France dans les années 1880-1910, par Laurent Dornel
La construction de l’identité nationale et raciale en France, aux XIXe et XXe siècles, par Carole Reynault-Paligot 
Plus blanc que blanc : réflexion sur le monochrome populiste en Europe, par Ariane Chebel d’Appollonia 
La rhétorique de la blancheur dans les pays nordiques, par Cyril Coulet 
Racisme(s) ? Retour sur la polémique du « racisme anti-Blancs » en France, par Damien Charrieras 
Les juifs et la « ligne de couleur », par Enzo Traverso

La « communauté juive » française, la gauche et le « racisme anti-Blancs », par Guillaume Weill-Raynal 
De la couleur des Tsiganes en France, par Emmanuel Filhol 
« Poor white trash» et «chav» : « mauvais pauvre » et construction d’un imaginaire social,par Sylvie Laurent
Les auteurs.

 
   
Si je pose cette question « Pourquoi fêter Noêl ? » c’est que quoiqu’issu depuis ma naissance d’une tradition où cette fête de fin d’année a une grande importance, un certain doute m’envahit aujourd’hui. Autant avouer que le sens de cette tradition culturelle est perdu pour moi.
Il faut dire que j’ai été impressionné par la spectaculaire manifestation organisée à Baie-Mahault par les patrons du supermarché de Destrellan. Reconnaissons que ces derniers ont fait preuve de grande imagination. Ils avaient invité la population à venir consommer sans pwofitasyon, de 4.30 du matin jusqu’à 8.30 c’est-à-dire que durant ce laps de temps les prix étaient baissés. Tout cela dans le respect de nos « mœurs et habitudes » -selon l’expression rendue célèbre en créole par Elie Domota-  car était prévu un grand « chanter Noël ». Résultat : près de 8 000 personnes (les enfants avaient été réveillés en pleine nuit pour accompagner les parents) se bousculaient dès quatre heures du matin aux portes du supermarché. De quoi rendre le leader du LKP (ou de ce qu’il en reste) perplexe car la dernière manifestation de rue organisée ce même mois de décembre par presque toutes les organisations syndicales de Guadeloupe n’avait réuni que 2 000 personnes à peu près.

Le succès des capitalistes de Destrellan est grand. Ils ont eu l’audace de mélanger consommation, question sociale, tradition culturelle et voire même une certaine religiosité dans cette étrange messe matinale. Il y a eu comme une translation, de la rue vers ce nouveau temple que constitue le supermarché. Si Jésus avait  chassé les marchands du temple, les patrons de Continent ont fait du marché un nouveau temple en y intégrant tout de même les fêtes de la Nativité. Ainsi a-t-on pu voir, parmi les  fidèles se précipitant à l’ouverture des portes, en première ligne, une femme poussant son bébé avec une allégresse indescriptible, comme en une sorte d’offrande sacrificielle. Comme une nouvelle madone ou vierge à l’enfant et il nous manque un Boticcelli guadeloupéen pour immortaliser la chose en une œuvre d’art. Les marchands de Destrellan ont pris leur revanche. On ne sait pas très bien ce (voir texte complet  en pièce jointe)

Lien :

Blog A Yé Clik

article mis à jour le 22/12/2013
liens utiles : Oxalis   Coopaname

Le 09 décembre 2013, s’est tenu un colloque sur l’ESS (l’Economie Sociale et Solidaire) dans une université parisienne. L’occasion pour moi de faire un bref résumé de certaines interventions.

Mirta VUOTTO a évoqué le phénomène des entreprises récupérées par les salariés en Argentine.

Après la crise de 1998-2002, beaucoup d’entreprises en faillite ont été reprises par leurs anciens employés.

En Argentine, c’est un modèle de type revendicatif qui s’est créé : les travailleurs voulaient faire respecter leur statut et les droits du travail.

Il y a eu 300 entreprises reprises par des travailleurs qui emploient 12 600 personnes à Buenos Aires.

Le gouvernement argentin a appuyé ces initiatives à travers 2 programmes :

« MANOS A LA OBRA »

« INGRESO SOCIAL CON TRABAJO »

 Le programme « Manos a la obra »  a soutenu 600 000 entrepreneurs, organisés en coopératives. Le programme « Ingreso », a créé…

Voir l’article original 393 mots de plus

Je suis persuadée que je n’entends rien à la musique. Cette précaution prise j’ose dire que j’aime. Je trouve ça frais, belle énergie, de l’invention, du jeu. Je dis ça sur mon blog parce que je n’ai peur de rien. En totale novice en matière de jazz si cela se trouve je suis totalement à côté. En attendant voila une musique qui fait du bien à mon oreille. Ma résolution c’est d’aller au festival de jazz de Pointe-à-Pitre et de me faire l’oreille. Je vous raconterais

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