La vraie bamboula

Cette danse, dit Moreau de Saint-Méry, a un air qui lui est spécialement consacré et où la mesure est fortement marquée. Le talent pour la danseuse est dans la perfection avec laquelle elle peut faire mouvoir ses hanches et la partie inférieure de ses reins, en conservant tout le reste de son corps dans une espèce d’immobilité, que ne lui font pas perdre les faibles agitations de ses bras, qui balancent les deux extrémités d’un mouchoir ou du jupon. Un danseur s’approche d’elle, s’élance tout à coup et tombe en mesure presque de la toucher. Il recule, il s’élance encore, et la provoque à la lutte la plus séduisante. La danse s’anime et bientôt elle offre un tableau dont tous les traits, d’abord voluptueux, deviennent ensuite lascifs.

A. Corre. Nos Créoles 1890 (Gallica) p194

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