La cité

La cité n’avait pas changé. Les familles d’immigrés des anciens pays colonisés avaient été entassées là, et leur descendance y restait entassée selon la même formule de silence seulement violé par la délinquance de ceux que l’on appelait désormais les enfants d’immigrés. « A croire, se dit Joris, que c’était là, la seule réponse adéquate aux violences visibles et invisibles subies par eux et leurs descendants entre ces blocs de béton.

Négropolis p 86
Alain Agat édition: la Manufacture de livres 2012

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