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Archives du 20 novembre 2011

Le Code Noir avait été promulgué en 1685. Un siècle plus tard, en 1788, l’affaire Le Jeune mit à nu les réalités de la loi et de la justice esclavagiste à Saint Domingue. Le Jeune était un planteur de café de Plaisance. Suspectant les empoisonnements d’être la cause de la mortalité parmi les nègres, il assassina quatre d’entre eux et tenta d’arracher par la torture des aveux à deux femmes. Il leur brûla les pieds, les jambes et les sourcils, en alternant torture et promesses. Il n’obtint aucun aveu et menaça tous ses esclaves qui parlaient français de mort sans pitié s’ils tentaient de le dénoncer. Mais Plaisance situé, située dans la province très peuplée du Nord, était une des régions où les esclaves étaient les plus avancés, et quatorze d’entre eux se rendirent au Cap, où ils déposèrent une plainte contre Le Jeune. Les jugent furent obligés d’accepter la plainte. Ils désignèrent une commission qui fit une enquête à l aplantation Le Jeune et confirma le témoignage des esclaves.

Les Jacobins Noirs et la révolution de Saint Domingue
P. I.R. James
Gallimard 10ème édition 1949 p20

L’atelier d’étude du fait colonial de l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne a
le plaisir de vous convier
le mardi 29 novembre 2011 de 18H à 20H
Amphi II B (centre Panthéon, 12 place du Panthéon)

à une présentation de l’ouvrage :

Guide de la recherche en histoire antillaise et guyanaise, ouvrage collectif
dirigé par Danielle Bégot, Paris, CTHS, 2011.

Entrée libre et gratuite

Cette présentation se fera en présence d’une partie des contributeurs à cet
ouvrage :

Danielle Bégot (Professeur à l’Université des Antilles et de la Guyane, AIHP –
GEODE, Archéologie Industrielle, Histoire, Patrimoine, EA 929), Benoît Bérard
(Maître de conférences à l’Université des Antilles et de la Guyane, AIHP),
Jacques Dumont (Professeur à l’Université des Antilles et de la Guyane, AIHP),
Frédéric Régent (Maître de conférences à l’Université Paris 1-Panthéon-
Sorbonne, IHRF – Institut d’Histoire de la Révolution française) et Christian
Schnakenbourg (Professeur à l’Université d’Amiens, AIHP).

Discutant Bernard Gainot (Maître de conférences habilité à l’Université Paris
1-Panthéon-Sorbonne, IHRF)

Cette présentation s’intéressera particulièrement à l’actualité et à la
dynamique de la recherche en histoire antillaise.

Résumé de l’ouvrage

Original et attendu, cet ouvrage porte sur une histoire en grande partie
construite de façon récente et qui reste encore en cours d’élaboration.
Périodisations et catégories utilisées pour d’autres lieux, en particulier les
histoires européennes anciennement constituées, ne sont donc pas toujours
opérationnelles, ou ne le sont qu’au risque d’une perte de sens. Plus encore,
à la vision traditionnelle des terres coloniales d’Amérique perçues depuis la
«métropole», s’est superposé depuis quelques années un déplacement du point de
vue. Les thématiques, toujours traitées par des spécialistes de la question,
répondent à une option dynamique, qui reflète les enrichissements successifs,
les virages récents de cette histoire et ses enjeux. S’appuyant sur un
important dépouillement de sources et d’études, insistant sur la méthodologie,
cette vingtaine de contributions offre un état de la recherche, de ses acquis,
de ses perspectives. A partir des socles fondateurs (histoire économique,
histoire des institutions), qui constituent le première partie de l’ouvrage,
des pans nouveaux de connaissance se sont constitués, parfois par le simple
fait d’un nouveau regard porté sur le thème (l’habitation, la révolution de
Saint-Domingue, l’histoire politique, l’histoire sociale de Saint-Domingue) ou
par le caractère englobant qu’on lui reconnaît (la place de l’esclavage,
justement éclaté entre plusieurs chapitres dont ceux consacrés aux études de
démographie et de société). A ce deuxième grand volet (« Entre relecture et
construction ») est venu s’ajouter la dernière partie, consacrée à des champs
émergents, dont l’éventail, très large, va de l’archéologie précolombienne des
petites Antilles à une étude centrée sur un territoire, la Guyane, à de
nouvelles approches thématiques (le corps, les savoirs …).
Destiné aux étudiants, aux chercheurs, à tous ceux intéressés par le sujet, ce
Guide constitue un préalable indispensable à tout travail et toute réflexion
sur l’histoire antillaise et guyanaise.

Auteurs : Danielle Bégot, Benoît Bérard, Bernard Camier, Myriam Cottias,
Vincent Cousseau, Laurent Dubois, Didier Destouches, Philippe Delisle, Jacques
Dumont, Léo Elisabeth, Philippe Hrodej, Gérard Lafleur, Serge Mam Lam Fouck,
Gérard Gabriel Marion, Monique Milia-Marie- Luce, Frédéric Régent, François
Regourd, Dominique Rogers, Jean-Pierre Sainton, Christian Schnakenbourg, Alain
Tirefort.

sources : http://www.ghcaraibe.org/

Actes du colloque organisé par la Société des Amis des Archives
et les Archives départementales de la Martinique (18 et 19 mai 2007)
Centre régional de documentation pédagogique, CRDP Éditions, novembre 2010
ISBN/ISSN 978-2-86616-161-3/1159-6538. Prix éditeur : 22 €
vente en ligne : www.sceren.com

       « Histoire publique, histoire scolaire : le goût pour l’histoire,
récent dans nos sociétés antillaises, s’exprime lors des commémorations, dont
la fréquentation a connu un regain depuis la célébration du cent-cinquantième
anniversaire de l’abolition de l’esclavage en 1998 », constate dans son avant-
propos Dominique Taffin, directrice des Archives départementales de la
Martinique, qui expose les buts de ce colloque : « chercher à démêler les
fils, souvent confondus, de la mémoire et de l‘histoire dans l’opinion
publique [et] dresser un bilan de la production des historiens et professeurs
d’histoire » de la Caraïbe. Comment l’histoire a-t-elle été enseignée aux
élèves antillais dans le passé et comment l’est-elle aujourd’hui ? Comment,
aujourd’hui, les différents pays de la Caraïbe abordent-ils l’enseignement de
l’histoire de la période coloniale ? Quelle est l’influence de cet
enseignement sur les mentalités dans ces pays ?
       Voici les titres des parties :
– Des manuels, des professeurs et des élèves : regards sur un siècle
d’enseignement de l’histoire aux Antilles françaises.
– Histoire nationale, histoire locale : approches comparées dans la Caraïbe.
– Mémoire, histoire, identité : les enjeux actuels.
– Esclavage, colonisation : nouvelles problématiques, nouveaux contenus et
nouvelle pédagogie.

Publication signalée par les Archives départementales et le CRDP de la
Martinique
sources : http://www.ghcaraibe.org/

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