La valeur travail

Mais c’est une chose de dire que par le travail et sa reconnaissance sociale, on contribue au maintien, voir même à l’accroissement, de son identité personnelle; c’en est une autre de transformer le travail en un objet investi de « qualités magiques », comme s’il s’agissait de ce qui, seul, pouvait donner du « sens » à la vie. L’individu devient alors esclave de son activité et aucun autre espace de liberté ne lui est plus accessible – est-ce un hasard si on commence aujourd’hui à parler d’une nouvelle forme de pathologie, l’addiction au travail? On ne travaille plus pour vivre; on vit pour travailler. C’est le triomphe d’une vision particulière de l’homme, une « vision de comptable », pour ne pas dire , comme Bourdieu, une « vision d’épicier ». 

 

Extension du domaine de la manipulation

De l’entreprise à la vie privée

Michela Marzano Ed Pluriel p28

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