Colonisation réussie

« Nous n’en finissons pas de disparaître, victimes d’un frottement de mondes. Tassés sur la ligne d’émergence des volcans. Exemple banal de liquidation par l’absurde, dans l’horrible et sans horreurs d’une colonisation réussie. Qu’y peut l’écriture? Elle ne rattrape jamais.

Hormis pourtant l’action nécessaire (le bouleversement sans réserve de cette banalité de mort), il reste à crier le pays dans son histoire vraie: hommes et sables, ravines, cyclones et tremblements, végétations taries, bêtes arrachées, enfants béants ».
 
Sources: Edouard Glissant « Le discours antillais » aux éditions du Seuil Paris 1981 p:15

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